The Smashing Pumpkins: « Shiny and Oh So Bright, Vol. 1 / LP: No Past. No Future. No Sun. (2018) »

Ce nouvel album était presque inespéré tant les Smashing Pumpkins ne représentaient plus grand-chose sans leurs vrais membres et avec un Billy Corgan qui s’évertuait vainement à ranimer la flemme. Certes, D’arcy Wretzky n’est pas de la partie et on ne peut que le déplorer, car c’est peut-être le petit détail qui fait que 10ème album ne rentrera pas au panthéon du groupe de Chicago, mais il ravive grandement ses couleurs. Quand on pense que pendant des années Billy Corgan a refusé de jouer ses vieux tubes en concert, arguant que ça ne l’intéressait pas, qu’il était hors de question de regarder vers le passé, s’entêtant à jouer devant des fans plutôt frustrés de nouvelles compositions de moins en moins bien accueillies, il a finalement dû se dire qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. C’est ainsi que se sont passées ces retrouvailles, avec une tournée américaine dans laquelle Billy Corgan, James Iha, Jimmy Chamberlin et Jeff Schroeder, bassiste du groupe depuis 2008, se sont lancés avec un plaisir retrouvé à jouer les hits d’antan, un vrai Best Of. Et l’expérience leur a tellement plu qu’ils ont décidé de retourner en studio avec Rick Rubin derrière la console.

Ils débarquent aujourd’hui avec un album court et tendu, qui démarre sur une intro qui démontre sans aucun doute sue Billy est redevenu lui-même. « Knight Of Malta » est un titre particulièrement étonnant, assez éloigné des standards du groupe, avec des chœurs Soul en arrière-plan qui pourraient laisser craindre le pire mais qui s’avèrent particulièrement efficaces. Quand le groupe enchaîne sur « Silvery Sometimes (Ghosts) » qui ressemble beaucoup à « 1979 » on se prend même à rêver d’un retour parfait.

Ce ne sera pourtant pas le cas, car sur ce disque – trop court mais dont le titre laisse supposer une suite – tous les morceaux ne possèdent pas la force et l’inspiration de cette entrée en matière, mais ils ont l’avantage d’être tous plutôt directs et bien construits, sans faute de goût criante et surtout un parti pris pour un retour aux guitares lourdes et saturées, notamment le single « Solara ».

Inutile de prétendre que ce dique est ce qu’il n’est pas ; néanmoins, en l’espace de 8 titre,s le groupe s’est remis sur la bonne voie, celle d’une musique dont on ne le croyait plus capable et avec un plaisir de jouer assez évident, et cela, c’est une excellente nouvelle.

***1/2

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