Laura Gibson: « Goners »

Laura Gibson avait déjà réalisé tris albums avant que le quatrième, Empire Builder ne marque les esprits. Elle avait, en effet, délaissé son indie folk original pour des ambiances plus pop ce qui lui avait passablement réussi.

Goners lui succède deux ans après avec une pochette qui, dès l’entame, indique résolument qu’elle va se situer dans un registre nocturne avec des compositions qui explorent la problématique de la perte et du deuil.

Celui-ci peut être personnel mais, pour elle, il revêt une signification emblématique puisque la mort est considérés comme faisant partie de nos vies. « I Carry Water » développe ainsi une atmosphère sépulcrale avec retenue et distinction tout comme les titres poignants que sont « Slow Joke Grin » et « Clemency ».

Musicalement, Goners se situera à mi-chemin entre les sonorités indie folk de ses débuts et des arrangements plus imposants et paroxystiques qui ont tant marqué Empire Builder. Ainsi, les sonorités quelque peu baroques accompagnant les contes sombres de la chanteuse génèrent une valorisation émotionnelle en particulier sur des morceaux comme « Performers », « Tenderness » et « Marjory » où l’on peut s’avérer être en imersion avec ces récits. Laura Gibson se révèle une artiste enchanteresse et diabolique tant sa vulnérabilité ne peut que nous inciter à plonger dans son univers troublant et aguichant à la fois.

***1/2

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