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Basement: « Beside Myself »

Après un troisième album intitulé Promise Everything Basement avaient, enfin donné un peu de corps à leur « power pop », les voilà qui récidivent sur ce nouvel opus Beside Myself.

Le combo semble vouloir continuer à mettre la pédale douce avec des accents californiens qui n’oublient pas , néanmoins, d’être flamboyants. On notera, à cet égard ,le titre d’introduction, « Disconnect » mais surtout des échos façon Weezer ou Green Day (« Ultraviolet » ou « Keepsake »).

Ce que l’on retiendra surtout avec ce Beside Myself, c’est leur volonté de s’aventurer vers des territoires beaucoup plus « arena rock » comme l’atteste d’autres titres pluas ampoulés dedans comme « Changing Lines », « New Coast » et « Slip Away ».

Avec ce quatrième opus Basement assument de plus en plus leurs désirs d’évolution ; reste à savoir si ces influences nouvelles ment assumées leur permettront de ne pas trop s’enliser dans les ornières du cheminement à l’aveugle.

**1/2

16 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Laura Gibson: « Goners »

Laura Gibson avait déjà réalisé tris albums avant que le quatrième, Empire Builder ne marque les esprits. Elle avait, en effet, délaissé son indie folk original pour des ambiances plus pop ce qui lui avait passablement réussi.

Goners lui succède deux ans après avec une pochette qui, dès l’entame, indique résolument qu’elle va se situer dans un registre nocturne avec des compositions qui explorent la problématique de la perte et du deuil.

Celui-ci peut être personnel mais, pour elle, il revêt une signification emblématique puisque la mort est considérés comme faisant partie de nos vies. « I Carry Water » développe ainsi une atmosphère sépulcrale avec retenue et distinction tout comme les titres poignants que sont « Slow Joke Grin » et « Clemency ».

Musicalement, Goners se situera à mi-chemin entre les sonorités indie folk de ses débuts et des arrangements plus imposants et paroxystiques qui ont tant marqué Empire Builder. Ainsi, les sonorités quelque peu baroques accompagnant les contes sombres de la chanteuse génèrent une valorisation émotionnelle en particulier sur des morceaux comme « Performers », « Tenderness » et « Marjory » où l’on peut s’avérer être en imersion avec ces récits. Laura Gibson se révèle une artiste enchanteresse et diabolique tant sa vulnérabilité ne peut que nous inciter à plonger dans son univers troublant et aguichant à la fois.

***1/2

16 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Imagine Dragons: « Origins »

Quatrième album pour ce quatuor de Las Vagas ; sur Origins le combo a fini de jouer et il explore ici de nouveaux territoires musicaux tout en restant fidèle à ses.. origines. Le groupe a, en effet, secoué un peu les choses en s’efforçant de mêler hip hop, pop, rock et folk.

Créer sans s’imposer des limites et faire quelque chose de nouveau semble être sa feuille de route, un titre comme « Boomerang » en est le témoin tant il conjugue les différents émois que sont le chagrin, la perte et l’idée de vagabondage interne.

« Only » affichera, lui, des « vibes » électro connotées 80’s qui seront amalgamées au hip hop de « Strange ». Bizarre mais ça fonctionne relativement.

Les textes de compositions comme « Stuck » afficheront une teneur plus émotionnelle, apportant une profondeur inusitée alors que « Zero » s’adressera à ce qu’il y a de plus sanguin en nous.

Une fois de plus, Imagine Dragons ne se repose sur rien d’acquis. Reste à savoir si cette énergie déployée sans relâche ne risque pas de marquer un sérieux manque de racines.

***

16 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Whitney Ballen:  » You’re A Shooting Star, I’m A Sinking Ship »

Dans l’indie rock américain certains sortent parfois du lot ; Whitney Ballen en est un exemple. Il s’agit d’une jeune auteure-compositrice-interprète venant tout droit d’Issaquah, dans le Washington qui avait déjà publié deux EPs aux accents emo et, enfin, son premier album : You’re A Shooting Star, I’m A Sinking Ship.

S’éloignant des sonorités emo-pop pour des tonalités plus indie rock, elle s’inscrit dans la lignée de Joanna Newsom mais également de Rilo Kiley. Tout au long de ces douze titres, la musicienne se confie sur sa santé mentale qui lui joue des tours et arrive à accoucher sur musique avec des titres bien emballants et bouleversants que sont l’impeccable introduction « Everything » mais également « Fucking » et « Mountain ».

La montagne est, à cet éard, une métaphore parfaite pour décrire ses conflits intérieurs tant le disque est une montagne russe émotionnelle qu’elle escalade au travers des épreuves qui l’auront marqué durant sa vie personnelle. Cela donnera avec des titres tantôt simples et envoûtants (« Rainier », « Moon », « San Francisco ») tantôt noisy et complexes (le plus électrique « Black Cloud » et le chaotique « Nothing »).

Le plus étonnant sera la voix de Whitney Ballen évocatrice de celle d’Eva Hendricks en particulier surs ces passages audacieux que sont « The Kiss » et la chanson-titre.

You’re A Shooting Star, I’m A Sinking Ship n’est pas fait de douze chansons compilées pour en faire un opus mais c’est tout simplement un accomplissement musical et cathartique comme en témoigne le réalisme intime et exacerbé qui le jalonne.

****

16 novembre 2018 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Paint: « Paint »

Allah-Las est un quatuor californien pétri de ces influences 60’s qui flirtaient avec le psychédélique et cette nonchalance si typique de la West Coast. Après une triplette d’albums leur chanteur guitariste, Pedrum Siadatian, a décidé de s’émanciper et de tenter une aventure solo sous le nom de Paint.

Ce projet devait lui permettre d’élargir sa palette musicale, chose faite sur les morceaux qui composent le disque. On évoquera ici les mânes illustres de Syd Barrett et Kevin Ayers qui avaient auguré le regretté label Harvest (branche « progressive » de EMI à la fin des années 60) avec des titres désinvoltes comme « Plastic Dreams » et « Moldy Man » ou des tendances plus expérimentales sur « Plastic Gazette ».

On appréciera de pouvoir se délasser à l’écoute des titres quelque peu ensoleillés comme les influences T-Rex de « Splattered » ou même le lancinant « Just Passin’ Thru ». Il est dit que ces morceaux sont enregistrés peu après qu’Allah-Las ait fini de peaufiner leur troisième opus Calico et ce n’est pas un hasard si l’on retrouve des vibes presque similaires sur « I Didn’t Know A Thing » et « Wash »

Entre ces pépites surgira un instrumental hypnotique mais chaleureux du nom de « Heaven In Farsi »; un un tout qui témoigne de l’incroyable richesse musicale d’un Pedrum Siadatian qui ne s’éloigne jamais des origines de son groupe mais arrive à s’émanciper comme il se doit avec ce disque nostalgique donnant envie de détente et de fantaisie.

***1/2

16 novembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire