Hollow Hand: « Star Chamber »

L’Angleterre regorge de songwriters légendaires et l’île semble y donner naissance de façon régulière. Peut-être Max Kinghorn-Mills s’ajoutera-t-il à cette liste. Si la question se pose c’est parce que le bonhomme, assorti de son groupe Hollow Hand, vent de sortir un album, Star Chamber, qui ne peut qu’évoquer les mânes de Syd Barrett.

Produit « at home » ce n’est pas pour autant un opus bricolé. Les bruits qu’i s’y insinuent sont délicats et les harmonies vocales délicieusement ajourées comme aux plus beaux temps de cette pop folk british et de ces dérivations baroques.

Les guitares sont entrelacées en arabesques au sein de rillons qui font comme partie d’un paysage bucolique , les guitares acoustiques se mêlent aux orgues avec une simplicité qui cache la travail performant des arrangements.

 «  One Good Turn » ira chercher les Byrs ou Love, «  Blackberry Wine » évoquera le Paul McCartney de Ram et « World Outside » lorgnera du côté des Kinks.

On n’oubliera pas les incontournables, à savoir les Beatles ( « It’s You », « Made Up My Mind »), Fairport Convention (« Two Of Us « ) ou, plus proche d’aujourd’hui, Midlake avec les somptueux les choeurs de « Land Of The Free ».

Dire que Star Chamber est une réussite se doit d’être modulé par l’adjectif »totale » . Aussi bien dans l’épique que dan l’intimiste, l’album ne peut que nous caresser dans le sens des poils, ceux qui affleurent à la peau et ceux aussi qui s’épanouissent en nuées gracieuses autour de l’esprit.

****1/2

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