No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Slothrust: « The Pact »

Slothrust est un trio bostonien dont The Pact est le quatrième album. Il génère un certain intérêt dans ladite scène locale mais ce nouvel opus s’éloigne d’un certain académisme « alternatif » pour regarder un peu ce qui se passe ailleurs. Cela consistera en un soupçon de tonalités synthétiques visant à les distinguer des « guitar bands » façon Pixies à qui ils étaient immanquablement comparés de par leur proximité géographique.

Ce sont sur des titres comme « Double Down » ou « Some Kind of Cowgirl » qu’une telle évolution se profilera mais le combo n’oubliera pas non plus d’amorcer un virage vers la pop avec « Peach » et « Birthday Cake ».

L’instrumentation demeure toujours basique, permettant ce rendu explosif sur lequel on peut toujours fonder espoir hormis quand le combo décide se s’aventurer vers d’autres horizons plus jazzy et étayés par les cuivres de « For Robin ».

On saluera l’effort de rénovation qui parvient à mêler énergie et introspection (le solo acoustique sur « The Haunting ») ; The Pact,démontrera alors ainsi qu’il n’est pas si malaisé que ça de s’affranchir d’un style.

***

25 octobre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Richard Ashcroft: « Natural Rebel »

Richard Ashcroft c’est un peu le pendant de Liam Gallagher, autre parangon de la britpop, continuer un carrière en étant sans cesse à sa gloire (réelle ou supposée) passée. Deux ans après un These People pas négligeable voici Natural Rebel dont le titre-même semble véhiculer l’image que l’ex-Verve soit donner de lui.

S’il est une chose qui n’a pas bougé chez lui c’est bien la voix ; certains titres veulent en attester et ce ne sont pas « Surprised by the Joy », « Born to Be Strangers » ou « That’s When I Feel It » qui nous prouveront le contraire. Ashcroft fait cohabiter avec aisance le rugueux et le délicat, chose pour laquelle la production de l’éternel John Potter a toujours été irréprochable.

Mais c’est plus sur un autre territoire que le chanteur souhaite être jugé, celui de l’assurance tranquille et d(une certaine élégance classieuse. « Aman In Motion » s’emploie à cet exercice sans démériter pour le premier objectif, ce seront des ballades comme, par exemple, « That’s How Strong » pour donner chair à cette ambition.

Le résultat sera mitigé ; il n’y a rien de bien novateur sur ce Naturel Rebel qui semble plutôt conforter le diction « chassez le naturel il revient au galop ». Quant à la rébellion dont Ashcrof semble se faire un porte-parole elle ne peut que renforcer cette idée que révolte de l’apparence ne fait qu’un avec apparence de la révolte.

**

25 octobre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire