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The Triptides: « Visitors »

Mine de rien, The Triptides sont en train de s’affirmer comme l’un des meilleurs groupes et surtout l’un des plus réguliers en matière de pop néo-psychédélique. Ce groupe de Los Angeles qui sonne comme une formation anglaise de la fin des années 60 nous régale de sa pop mélodieuse et enjôleuse, remplie de mélodies délicates et de rythmes entraînants, subtilement arrangés comme au temps des Beatles.
Ainsi, flûte, mellotron, sitar, orgue farfisa, clavecin et autre tambourin s’insèrent parfaitement autour du trio guitare basse batterie et sous la houlette de la voix du chanteur Glenn Brigman.
Encore bon petit travail de recyclage donc pour ce groupe que l’on découvre avec un plaisir intact.
***1/2

16 octobre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

The Low Anthem: « The Salt Doll Went to Measure the Depths of the Sea »

On a rarement, entendu pop aussi délicate que celle de The Low Anthem en ce début d’année 2018. 5e album du groupe, The Salt Doll Went to Measure the Depths of the Sea renvoie à Bon Iver et autre Sufjan Stevens, avec cette même fragilité dans les mélodies et les refrains, cette même douceur dans le phrasé et dans les voix, cette même application à ne froisser aucune note, à toujours aller vers plus de candeur et de beauté discrète.
Entre arpèges de guitares, sonorités électroniques, piano et arrangements légers mais superbes, le groupe américain signe là un disque de folktronica brillant, sans doute son plus bel album à ce jour, en tout cas le plus touchant, le plus vibrant.
***1/2

16 octobre 2018 Posted by | Quickies | , | Laisser un commentaire

Yo La Tengo: « There’s a Riot Going On »

There’s a Riot Going On est un album en trompe l’œil. Car derrière cette apparence d’album plat, sans aspérité, sans relief, on découvrira tout un tas de nuances et d’influences aussi diverses qui variées qui lui donnent tout son charme et sa particularité à ce cet album mixé par John McEntire (Tortoise, The Sea and Cake).

D’abord ambient rock (« You Are Here », « She May She Might » puis lorgnant franchement du côté du Velvet Underground (« Shades Of Blue) ou du soft rock des grands espaces façon The War on Drugs (« For You Too »).

Le groupe s’offre ensuite des passages très atmosphériques (« Shortwave ») voire des morceaux aux tonalités plus exotiques (« Polynesia#1 »). On même des interludes Lounge assez enjoués comme sur « Esportes Casual » avec ses de airs Bossa Nova/Easy listening.

Le groupe s’essaiera également aux tonalités ambient sur le final avec le titre « Out of The Poolavat » avant  de conclure sur un très beau et apaisé « Here You Are ».

Si l’album peut paraître un peu long à certains, assez éloigné qu’il est de leurs productions noisy des années 90, il démontre une fois encore que le groupe avance, essaie des choses pas forcément très démonstratives, mais en tout cas toujours passionnantes.

***1/2

16 octobre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

The Decemberists: « I’ll Be Your Girl »

The Decemberists avaient fait leur retour avec un septième album, What A Terrible World, What A Beautiful World qui, sans être révolutionnaire, méritait d’être remarqué. I’ll Be Your Girl, qui le suit, voit le combo s’éloigner de son répertoire traditionnel pour se rapprocher d’un univers moins organique puisque trempé dans l’électro avec une plus grande place accordée aux claviers.

À l’indie folk vont se substituer des tonalités synthétiques plus aventureuses. Cette exploration va avoir pou exemples des titres comme « Once In My Life », « Cutting Stone », « Starwatcher » et « Tripping Along ».

La formation de Portland formé par Colin Meloy affiche une volonté de renouveau même si l’inspiration du combo demeure trempées dans les espaces mythologique dans lequel le groupe aime frayer.

Le producteur, John Congleton, reste le même mais le groupe semble vouloir renoncer à des histoires fantaisistes et imaginaires pour pouvoir se concentrer sur d problèmes plus actuels et globaux. On a ainsi droit à une vision de l’Amérique d’aujourd’hui qui s’enfonce de plus en plus dans le chaos. Des morceaux tels que « Everything Is Awful », « Sucker’s Prayer » ainsi que « We All Die Young » vient le groupe vouloir faire entendre son insatisfaction ce qui en soi est louable.

On est donc confronté au paradoxe d’avoir un discours véhément et direct dont l’impacte peut se trouver contrebalancé par des arrangements plus soignés.

Ill Be Your Girl fonctionne comme un album plein de promesses mais dont l’exécution semble quelque peu hésitante ancore ; Il reviendra maintenant à Colin Meloy de trouver la bonne formule pour adapter son écriture sur un album plus produit et poli, et ne pas s’engager dans une démarche aussi approximative.

**1/2

16 octobre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Harmony Rockets: « Lachesis/Clotho/Atropos »

Jonathan Donahue et Grasshopper ne sont pas que membres fondateurs de Mercury Rev. Les deux new-yorkais officient également dans un projet parallèle intitulé Harmony Rockets. Après quelques années de silence radio, ils mettent enfin un véritable couvert avec leur nouveau disque intitulé Lachesis/Clotho/Atropos.

Composé de trois titres, Harmony Rockets se veut être grandiose avec son carnet d’adresses prestigieux. Ainsi, le légendaire Peter Walker prête ses forces avec notre duo accompagné de Jesse Chandler (Midlake), Nels Cline (Wilco), Martin Keith et Steve Shelley (Sonic Youth) qui viendra nous embarquer dans un univers renversant. Dès l’introductif « Lachesis », le big band nous emmène dans des contrées 60’s où les arrangements pastoraux sont de mise. Réussissant à jouer aux montagnes russes avec nos émotions sur « Clotho » et « Atropos » alternant douceur folk psychédélique et envolées énergiques bien rock’n’roll bien senties, Harmony Rockets nous gratifient d’un opus pas piqué des hannetons.

***1/2

16 octobre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire