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Our Girl: « Stranger Today »

Débordant de guitares en fuzz et de compositions shoegaze Stranger Today est le « debut album » idéal si on veut élaborer sur l’alchimie qui existe entre les membres d’un groupe.

Le fait qu’ils soient meilleurs amis leur permet, en effet, de mettre leurs affinités personnelles au service de leur musique.

Celle-ci se veut lyrique, avec des mélodies parfois proches d’hymnes comme par exemple sur « I Really Like It » parfaite illustration du thème de la romance moderne.

Stranger Today est un opus plus qu’engageant, servi qu’il est camaraderie musicale et intuition homérique, il se fait miroir des nombreuses nuances de la vie moderne, à la fois pleine de bruits mais aussi de bonhomie.

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21 septembre 2018 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Swimm: « Sentimental Porno »

Le « debut album » de cet ensemble psyche-pop de Los Angeles est assez explicite ne serait-ce que par son titre.

Sentimental Porno fait suite à une longue attente (plus d’un an) nourrie par un buzz autour d’eux et se compose de 11 titres allant des climats les plus sereins et planants à une psychedelia totalement débridée.

Le trio ((Chris Hess, Adam Winn maîtrise Hany Zayan) à merveille un répertoire an parfait équilibre entre conception méticuleuse et envolées en roue libre.

Le titre phare de l’album, « Wasted », en est le passage le plus psychédélique, intensité et groove mariés à des riffs à combustion lente.

L’effet général sera celui d’un rock un peu tire-au-flanc et flegmatique, propice à une absorption qui se gorge insensiblement d’acides et se calant à une démarche où l’album est conçu comme un décor dont les « singles » sont à usage unique.

Le disque est censé avoir une valeur catalytique le sexe y servant de trame ; à cet égard il remplit son rôle puisque les morceaux se font tour à tour sombres, étranges et peu satisfaisants, un peu comme sur une scène de porno.

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21 septembre 2018 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Magic Wands: « Abrakadara » & « Portals »

Magic Wands est un duo de Los Angeles qui sort ici simultanément ses troisième et quatrième albums. Les deux, Abrakadara et Portals (une collection de vieilles démonstrations) seront des indispensables pour tous les les amateurs de dream-pop et de shoegaze.

Le premier est excitant dans la mesure oui démontre l’expertise des artistes à mêler des titres accrocheurs et pop à des textures sophistiquées, puissantes, transcendantes et même mystiques

On n’y trouve confiance et esprit d’aventure,Une palette sonique comprenant des éléments éthérés, des guitares ambient et des synthétiseurs emplis de fluidité et de bienséance où ils explorent ainsi un paysage auditif en pleine expansion, sans sembler vouloir lui donner des limites.

On retiendra la chanson titre et l’atmosphère onirique d’un morceau comme « DNA » où les phrasés vocaux sans effort véhiculeront un sentiment de simplicité voire de simplisme qui sera démenti par la complexité des émotions que peut recevoir l’auditeur.

Portals sera compris d’inédits et de bandes restées à l’encan comme « Warrior Version 2 » et « Baby Love ».

C’est deux albums montre la versatilité du duo capable d’oeuvrer dans un registre très fermé et d’y trouver pourtant science du détail et imaginaire créatif non segmenté

***1/2

21 septembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

We Were Promised Jetpacks: « The More I Sleep, the Less I Dream »

We Were Promised Jetpacks est un groupe qui agrandi, preuve en est avec ce quatrième album studio, The More I Sleep, the Less I Dream. Le disque a été enregistré en cinq semaines sous la houlette de John Low producteur de Kurt Vile et The War On Drugs.

Cette maturité se retrouve dans une atmosphère générale aux tonalités duce-amères. Le climat est imprégné d’espoir, un peu comme ces respirations profonde que l’on prend pour sa peur et ses insuffisances, gestes nécessaires à accomplir pour pouvoir avancer. De ce point de vue, le passé permet non seulement la réflexion mais aussi une gestuelle prospective.

Le premier titre, « The Impossible », ouvre les portes ou sentiment général qui se dégage de l’album. Les percussions sont rapides et s’accélèrent, générant aussi confusion mais aussi prise de conscience. Celle-ci s’illustre dans le deuxième morceau, « In The Light », avec, par exemple, des phrases de type : « and it’s hard to escape who you are. » sur lesquelles se greffent des riffs accentués et une basse virale et propre à nous intoxiquer.

Les textes sur le titre « Hanging In » admettent cet égard que ra réalité est chose à laquelle il faut se confronter («  this is real talk, in real time ») et qu’ensuite il faut rebondir et, comme sur « Not Wanted », temps est venu de faire de nouveaux projets pour avancer gracieusement vers le futur.

Dans ce voyage émotionnel, l‘album nous parle ainsi de douleurs qui ne cessent jamais mais que nous devons confronter ans pour autant avoir la garantie que ette démarche sera source d’apaisement.

***1/2

21 septembre 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire