Still Corners: « Slow Air »

Basé à Londres, ce combo a écrit et enregistré son dernier album, Slow Air, à Austin, Texas. Les son, susceptible de plaire à des fans de Beach House ou des Chromatics, est extraordinairement visuel. Ici, il est fermement enraciné dans une « americana » tendance dark country mêlée à leur coloration initaile, la « dream pop ». Le tout donne un opus qui ne déparerait pas la BO d’un film de David Lynch.

Textes simples et instrumentaux maussades nous plongent dans un décor qui nous emmène au sein d’un monde imaginaire où trônent la désillusion et le stress que peuvent générer la vie urbaine.

Ainsi, « In The Midle Of The Night » sonne comme du Neil Young remixé en mode chill out, chose qui n’aurait pas été hors sol dans les chansons d’amour désenchantées de Chris Isaak ou Lana Del Rey.

« The Message », quant à lui évoque ce que pourrait être une virée à grande allure sur un freeway au milieu de la nuit ; humeur à la fois libératrice mais emplie d’une solitude, humeur qui d’ailleurs, jalonnera tout l’album.

C’est sur le quasi-instrumental «  Welcome to Slow Air » que la morosité atteindra son paroxysme avec ces sonorités étouffantes et tropicales mais la dernière parte de Slow Air se fera plus enlevée avec lun « single » (« Black Lagoon ») plus lyrique et ancré dans un décor de moindre claustrophobie. Ce sera cette impression qu’il sera nécessaire de retenir pour mieux s’appesantir sur l’onirisme et l’imagination, deux éléments que Sill Corners et Lych conjuguent chacun à leur manière.

***1/2

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