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Mark Lanegan & Duke Garwood: « With Animals »

Mark Lanegan et le guitariste Duke Garwoodont toujours été en poches informellement depuis une dizaine d’années, avec, par exemple, la présence du dernier sur Gargoyle et Blues Funeral ; With Animals les voit pourtant, et pour une maigre seconde fois, réunis officiellement.
Le duo avait déjà créé, il y a 5 ans avec Black Pudding, un opus quelque peu léger à l’ouïe, sur un registre white soul et bayou, mais rien ne e préparait un à telle densité.
Pour les fans de deux artistes rien ici ne sera inhabituel l’album s’apparente en effet, non pas à une promenade tranquille dans des rues familières, mais à une visite dans les cimetières voisins avec une effluve fraîche et sale comme le serait celle d’une terre qui y aurait été récemment retournée.

L’album sera, par conséquent, touchant et s’apparentera à un périple dans des allées familières et sombres, le tout retranscrit dans un climat de ralenti à vous broyer les tripes, un environnement où siègent parchemins poussiéreux et vieilles bouteilles de whisky
La mélancolie est comme passée au tamis des gravillons avec quelques rares commentaires sociaux de Lannegan. Le chorus de la chanson titre, « Girl you are a murderer » se révèle alors comme une ode ironique à la consommation de viande et une diatribe puissante et violemment anti romantisme. Les compositions de Garwood accompagneront cet univers par cette tendance perforante à couper directement dans le vif et le nerf ; With Animals aura alors cette faculté insubmersible de percer notre âme de façon aussi lancinante qu’une rage de dents.
***1/2

23 août 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Neil & Liam Finn: « Lightsleeper »

Neil Finn et son fils Liam, sont tous deux, fans de bonnes petites mélodies pop : tous dissemblables qu’ils soient, leur collaboration n’en est que plus intéressante et, sur ce Lightsleeper fructueuse.

Ce sont leurs différences qui rendent l’album aussi captivant. le « single », « Back To Life », donne une idée de ce que peut être la « sonorité Finn » mais il permet également d’y plonger un peu plus profond comme avec cette pépite qu’est « Hiding Place », une combinaison de paysages soniques ornementés et de métaphores textuelles inhabituelles.

Le résultat en est un impressionnant travail où harmonies vocales, couches électroniques et acoustiques se superposent harmonieusement, tout comme les titres plus directs et efficaces en diable, que sont « Any Other Way » ou « Hold Her Close », toutes deux chansons d’amour d’une douceur inimaginable.

Des titres comme « Ghosts » et « Meet Me In The Air » nous donnent un aperçu de l’artde notre duo quand libre cours lui est dans un environnement détendu, familier et familial alors que « Where’s My Room » évoquera soirées bucoliques où l’on croirait entendre le chant des cigales. « Anger Plays A Part » réconciliera les contraires et paradoxes par son minimalisme relatif sur lequel s’appuient scansion et thèmes musicaux peaufinés.

Lightsleeper permet de s’égarer dans univers où il n’est pas nécessaire de savoir qui a influencé l’autre, juste de savourer le mariage de deux talents en quelque chose de renouvelé.

***1/2

23 août 2018 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire