BIrd Sreets: « Bird Streets »

La « power pop » est un genre souvent mésestimé bien qu’il ait généré un nombre impressionnant de compositions qui font date Notons, liste non exhaustive, « My Sharona » (The Knack), « Surrender » de Cheap Trick, » What I Like Abut You » des Romantics ou « Just What I Needed » des, peut-être les plus créatifs, Cars.

Si on ajoute des combos comme Big Star, The Shoes, 20/20 ou the dBs, on comprendra pourquoi ces légendes font partie du lexique de la musique populaire américaine et représentent une inspiration pour maints autres groupes dont un artiste comme John Brodeur, un new-yorkais qui excelle dans la « bedroom pop » avec des album comme Tiger Pop éminemment inspiré par XTC (2000), le lo-fi Get Through en 2009 et, en 2013, Little Hopes, son effort le plus abouti soniquement jusque là.

Bird Steets est son nouvel avater et, enregistré de concert avec Jason Falkner (Jellyfish, Three O’Clock), le duo nous concocte un nouvel opus éponyme qui reprend et transcende tous les principes de base de la « power pop ».

Les guitares y carillonnent bienheureusement dès l’ouverture avec un « Carry On » fleuri comme le meilleur d‘un R.E.M.porteur d’avantures, « Betting on the Sun » suit avec son savoureux alliage de refrains emplis de clarté et de paroles où, peu à peu, s’introduit une légère noirceur, réflexion encore plus accentuée sur l’endeuillé « Spaceship ».

Ce titre, une évocation de la dépendance à l’alcool, est lyrique à souhaits avec des paroles touchantes où l’alcooBird STreetlisme est apparenté à un véhicule spatial en perte de contrôle. Ce parallèle s’exemplifie avec la compraison que fait Brodeur de son propre style de vie, manière d’évoquer l’intime de façon grandiose et digne.

La difficulté à changer côtoiera alors la volonté de ne pas le faire sur un « Some Dream » où le chanteur n’est pas loin de se stigmatiser y compris quand il reprend une thématique habituelle,celle de l’amour qui s’en ests allé.

Sur « Heal » il chante avec justesse comment une relation toxique peut se dénaturer alors que la vindicte sera réservé à une ex dans « Thanks for Calling ».

Peu à peu, Brodeur montre combien il devient un songwriter de plus en plus affuté et introspectif étayé qu’il est par sa collaboration avec Jason Falkner. Si la « bedroom pop » a besoin de titres de gloire, Bird Streets en est un sans discussion aucune..

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