The Beths: « Future Me Hates Me »

Ce quatuor néo-zélandais n’a pas son pareil pour faire rimer abattement avec espoir. Le songwriting de Elizabeth Stokes leader de The Beths, se concentre sur une thématique existentielle qui est faite de mauvaise image de soi. Musicalement les titres vont être nuancés par des climats down tempos censés accentuer la dépréciation et la tristesse comme sur un « River Run Lvl 1 » aux confins de l’endormissement et de cette stupéfaction que génère une certaine pharmacologie axée sur des riffs joyeux, des harmonies mélodiques et cette substance thématique qui déchire le voile.

Ce serait une belle entreprise si elle n’était pas bâtie sur une production policée qui ôte toute vigueur à l’ensemble. Alors qu’on pourrait s’attendre à un rendu décharné et désabusé on a droit à une récitation poule mois stérile dans le contexte indie pop où le groupe évolue. Le disque aurait bénéficié de vocaux plus affirmés, à mi-chemin entre la confiance que quelqu’un comme Joan Jett pouvait véhiculer et le vulnérabilité désarmante de quelqu’un comme Jenny Lewis

Future Me Loves Me restera un opus entre une pop music aux accents punks qui se veut triomphante (textes et humour acerbes) et pop douce amère comme « Great No One » où colère et cynisme se réconcilient sous le signe de la « guitar pop ».

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