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Queens Of The Stone Age: « Villains »

La sortie de Villains se produit à un moment où Queens Of The Stone Age a une base de fans suffisamment importante pour que le combo puisse être apprécié autant des amateurs de stoner fuzz rock que de ce qui se reconnaissent dans les excursions plus lentes, nuancées et ténébreuses de Josh Homme.

Dans sa plus grande partie, ce nouvel opus s’abstient de toute référence à ces dernières pour, à la place, se concentrer sur des compositions directes, visant l’estomac et dont le teneur sonique est, pour l’essentiel, un glam-boogie teinté d’effluves heavy-metal.

Avec Mark Ronson aux manettes, QOTSA se sont clairement concentrés sur les rythmiques et un « groove » assorti d’élémenrs « funk », de guitares chargées d’effets larsen et de battements de mains.Homme nous gratifie de phrasés vocaux où le mode « crooner » est mis sous silence au profit d’une approche plus pop et vindicative.

Villains est indubitablement un album rock.

Les dernières minutes de « The Evil Has Landed » sont du Queens Of The Stone Age pur riffs, un approfondissement de leur son qui nous entraîne tout droit dans cet endroit où siègerait la nostalgie alors que les arrangements sont bâtis pour témoigner de l’habileté qu’a le groupe à ajouter à la fois complexité et excitation à sa musique.

On a ainsi droit à des contre mélodies qui semblent sortir de leurs chemins puis entrent ensuite en collision et sont épaulées par une section rythmique robotique. Le disque est, en revanche, dépourvu de morceaux de qualité supérieurs propres à faire de cet opus un de leurs meilleurs. Tout au plus aura-t-on ici une collection fascinante de titres prog-rock dont l’éclaircie ne nous viendra que par cet amalgame entre Devo, ZZ Top et David Bowie.

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23 août 2017 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Randy Newman: « Dark Matter »

De Randy Newman on pourrait dire qu’il est un misanthrope, mais un misanthrope avec un cerveau. Lyriciste hors par dans sa description satirique de nos mœurs (sociaux, politiques et individuels) il soigne le tout sous des arrangements richement orchestrés comme si’il voulait franchir le pont entre chroniqueur acerbe et mélodies qu’il est si entraînant de siffloter.

Sur Dark Matter, on le retrouve dans son domaine de prédilection coincé qu’il était après avoir fait la BO de Toy Story, que ce soit dans la slow dance qu’il exécute sur « Putin » ( « “He can drive his giant tank across a Trans-Siberian plain / He can power a nuclear reactor with the left side of his brain ») ou sur « The Great Debate » où il mêle sa voix aux polémiaues entre science et créationnisme aux USA.

Au-delà de cela, on retrouve des moments de tendresse mais surtout de réflexions dont toute acidité est exclue qur des titres comme « Lost Without You » où il rumine sur le processus de la prise d’âge ou sur un dévastateur « Wondering Boy » où il s’interroge sur le rapport père/fils.

Newman lui-même estime que ses textes sont comme le bon vin et qu’ils s’améliorent en vieillissant ; c’est cela qui donne son piquant à ses savourux jeux de mots ou qui rende d’autant plus réjouissante ses incursions dans un registre qui lui est particulièrement étranger comme le blues sur « Sonny Boy ».

Après plus de 50 ans de carrière et à l’age de 73 ans, l’artiste démontre que ce qu’il a à revendre fait encore de lui un des plus grands railleurs de la pop.

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22 août 2017 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire