Iron & Wine: « Beast Epic »

Ce dernier album de Sam Beam sous le pseudo de Iron & Wine, Beast Epic, doit son nom à ces narrations allégoriques où les animaux ont adopté des caracéristiques et des émotions humaines, un peu comme ches Saucer ou le 1984 de George Orwell.

Le matériel, par contre, est nettement moins conceptuel et en dépit de son titre trompeur, est un effort minimaliste, le plus direct peut-être, de Beam depuis une bonne décennie.

Les tonalités y sont en effet très acoustiques et délicates, que ce soit pour les notes assourdies de « Claim Your Ghost » ou sur les douceâtres vagues soniques qui amplifient progressivement le volume du titre. Ici trouveront matière à satisfaction ceux qui avaient été désarçonnés par les velléités expérimentales de Kiss Each Other Clean ou Ghost on Ghost perçues comme inauthentiques.

L’approche restera dépouillée et véhicule un climat apaisant bein servi par la voix de miel de Bream et « Bitter Truth » sera un bel exemple de mélancolie («  Some call it talking blues / Some call it bitter truth / Some call it getting even in a song ») alors que et le « single » «  Call It Dreaming » véhiculera une chaleur à laquelle nous n’étions pas habitués auparavant.

Des titres comme « Song in Stone » et « Right For Sky » accentueront encore l’esprit désillusionné d’un album qui, si elle n’est pas la meilleure de ses productions, se situe largement au niveau de sonThe Shepherd’s Dog en 2007.

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