Bleachers: « Gone Now »

Jack Antonoff représente l’essence du « songwriter » pop qui aime à faire étalage de ses émotions et à les exprimer de la manière la plus vivace possible. Rien à voir donc avec un quelconque artifice, Gone Now est le parfait pendant de son premier album, Love Letters, dans la mesure où on y retrouve cette correspondance amoureuse pour la pop indie telle qu’on la pratiquait dans les années 80.

Antonoff utilise à nouveau cette focalisation en mode grand angle pour véhiculer ce qui constitué l’essentiel de son répertoire, un exutoire aux peines de coeur. Pour accentuer catte tonalité dramatique, les arrangements sont grandioses voire grandiloquents et les orchestrations se veulent audacieuses.

Il appartiendra donc à chacun d’y trouver sa thérapie ou pas ; l’honnêteté revendiquée de « Let’s Get Married » ou un « Foreign Girls » pris sur le registre de l’auto-tuning peuvent sonner dérisoires, infantiles ou, au contraire, palpitants de véracité. On ne peut s’empêcher de penser pourtant que Gone Now résonne de manière terriblement datée et rien moins qu’anachronique.

**1/2

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