Cold War Kids: « L.A. Divine »

Depuis Loyalty to Loyalty en 2008, il demeure toujours difficile de reconnaître et comprendre la trajectoire d’un groupe qui va passer radicalement du minimalisme « emo »déconnecté et perdu de leurs deux premiers albums à un blues-rock façon Kings of Leon comme sur Mine Is Yours.

L.A. Divine va, lui aussi, être témoin d’un changement de cap, plus subtil, en optant pour une pop plus ampoulée encore où les émotions sont véhiculées de façon crue et lyrique rappelant Mine is Yours et Dear Miss Lonelyhearts.

De cet illogisme on a peine à capter quelque chose qui sonne naturel si ce n’est le phrasé vocal de Nathan Willett.

Celui-ci est néanmoins tout aussi incohérent dans la mesure où il alterne langueur, expérimentation ou autre jeu de rôles en jonglant avec un falsetto au systématisme frelaté.

Il y a dans ce nouvel opus une rigidité qui obère toute chance de renvoyer à un accomplissement créatif : tout devient très vite prévisible (« Invincible », « Luck Down ») et où le gospel dans lequel le groupe a décidé de se lancer sur « Open Up to the Heavens » s’avère artificiel et forcé.

Le « closer », « Free To Breathe » permettra à CWK d’échapper à un naufrage dont le titre « Can We Hang On ? » sera l’aveu de sa stérilité.

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