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Todd Rundgren: « White Knight »

White Knight du « Wizard » Todd Rundgren est le « follow up » de son Global datent de 2015. Tout comme le titre de ce dernier, l’approche du musicien toujours aussi versatile constituée qu’elle est par la collaboration d’une bonne quinzaine de musiciens dont le liste serait comme le générique de tout ce que la scène peut compter de techniciens hors pair.

Le creuset se veut encore actuel (synthés et boites à rythme ont la part belle) mais Rundgren n’a pas son pareil pour y glisser ses propres idiosyncrasies pop-rock, white soul, groove, progressive rock ou expérimentales.

On appréciera la grandiose oscillation électronique rappelant les incursions en solo du bonhomme sur le morceau d’ouverture, « Come », les claviers façon Krafterk qui se promènent le long de « Fiction » ou les lignes sifflotantes dont Daryl Hall parsème la « Philly Soul » » d’un « Chance For Us » pimenté par le saxo de Bobby Strickland.

Au rayon chanson engagée le piano et la voix de Donald Fagen exacerberont le funk de « Tin Foil Hat » diatribe sardonique dirigée comme Donald Trump et on n’oubliera pas le rock plus classique de « Got Your Back » avec KK Watson. Pour fusionner le reste, on pourra également retenir la guitare tricotée par Joe Walsh et les breaks soniques et electro de « Sleep » tout comme le gros rock de « This Is Not A Drill » avec Joe Satriani à la guitare, Prairie Prince sur les fûts et le fidèle Kasim Sulton à la basse.

White Knight n’est certes pas un disque essentiel mais c’est un opus qui ne manque pas de respectabilité et qui ne fait pas injure à l’étiquette « Tod Is God » accolée régulièrement au musicien tout au long de ses 25 albums.

***1/2

20 mai 2017 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Coco Hames: « Coco Hames »

Dès les premières salves que forment « When You Said Goodbye » et « I Do Love You », on sait immédiatement que quelque chose va nous brancher sur Coco Hames. Avec des arrangements évoquant Dusty Springfield, la mélancolie joyeuse qui s’échappe de titres rappelant le plus classique du « Phil Spector sound » on est confronté à un son indie pop des plus habituel mais pris à contre pied par des nuances de tonalités garage-pop, blue-eyed soul et de ballades aux effluves country.

Bien sûr, maîtriser ces différents genres et en délivrer des imitations passables est une chose mais il incombe à une certaine personnalité d’y imprimer une une sensibilité propre à nous faire vibrer. La voix de Hames est, dès le départ, confondante.

On y trouve, en effet, douceur acidulées, mais aussi douleur ironique, un peu comme si une jeune femme encore peu formée devait véhiculer des émotions qui la dépassent et saupoudrer d’une couche de souffre ce qui est encore du domaine de l’apprentissage.

On pourrait qualifier un tel phrasé de nubile et adolescent q’il n’y avait ces trilles plus matures, ces distorsions qui disqualifient la romance ou ces rythme chaloupés qui font hésiter entre regret et sensualité. Plus que dans états d^âme trop tranchés Coco Hames nous entraîne dans un monde où la candeur ingénue fait peu à peu place à le défloration des sentiments.

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20 mai 2017 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire