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Charly Bliss: « Guppy »

Charly Bliss est un combo power pop dont le premier album nous rappellera immanquablement des groupes comme The Primitives, Veruca salt ou Belly. Guppy est, en effet, immédiat et addictif et qui, même si il n’est pas original, ne peut que gratifier nos oreilles et simuler noter appétit de choses fraiches et avenantes.

Ce dernier qualificatif est mérité tant il est percuté par les vocaux à la fois innocents et crapuleux de Eva Hendricks, une chanteuse qui, tour à tour, évoquera aussi bien Björk que Cindy Lauper.

On aimera la frénésie gourmande de titres comme « Ruby » ou un « Gatorade » parfumé au soda façon Weezer, les incursions discordantes de « Glitter » ou « Black Hol » », le tout servi sur un mode passif agressif où frustrations, sentiment d’insécurité et aventurisme se partagent le rôle principal.

À mi-chemin entre l’insolence gratuite et décérébrée à la Britney Spears et les élans vindicatifs de Pearl Jam ou PJ Harvey, Charly Bliss nous enrobent d’un délicieux arôme de douceurs où le miel est saupoudré de saupodré de piments.

***1/

13 mai 2017 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Bondie: Pollinator »

Pour leur 11° album studio Blondie ont décidé de ‘essayer à quelque chose d’un peu plus différent. Ils ont constitué une liste d’un nombre varié de compositeurs dans le spectre pop-rock pour donner une pierre angulaire à leur démarche. Le résultat ne pouvait être que prévisible ; le produit fini est pour le moins mitigé.

« Long Time », co-écrit avec Dev Hynes , alias Blood Orange, est mélodique et frivole c’est dans doute cet amalgame qui en fait le morceau phare de Pollinator tout comme la dramaturgie explosive de « Fragments ».

« Best Day Ever » (écrit par Nick Valensi, le guitariste des Strokes) se fait un peu poussif dans ses efforts à mettre le feu et Debbie Harry ne se montre pas particulièrement à l’aise sur l’electro-pop de Charli XCK, « Gravity ».

Le combo, bien sur, interprète les choses avec compétence et professionnalisme mais, à trop vouloir sonner contemporain, l’entreprise retentit de manière artificielle et manquant singulièrement de pollen

**

13 mai 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Cindy Lee Berryhill: « The Adventurist »

Cindy Lee Berryhill nous présente ici son nouvel album depuis 10 ans, un disque empreint de solennité triste puisque The Adventurist est avant tout un témoignage sensible, celui qui a trait à la mort de son époux, Paul Williams, fondateur du légendaire magazine Crawdaddy à la suite d’un accident de moto.

Pour ceci, Berryhill s’est entourée de musiciens amis, en particulier Nelson Bragg du Brain Wilson Band, DJ Bonebrake de X, et David J Carpenter (Dead Rock West).

Nulle surprise que l’émotion et le travail de deuil soient présents tout au long de cet opus avec un titre d’ouverture, «  American Cinematographer », réunissant ce qui se fait de plus touchant et ample en matière d’Americana symphonique. On y notera en effet une instrumentation audacieuse, un son folk-rock plein de nostalgie et un climat général dans lequel l’effusion est la caractéristique prédominante.

On ne pourra, ainsi, qu’apprécier le délicat alliage entre subtilité des instruments à cordes, tessitures du piano et sécheresse pénétrante des sections rythmiques. Le tout sera allié à des textes évocateurs et dignes («  Somebody’s Angel », « Thanks Again » ou « The Heavy ») dont l’acmé sera un instrumental, « Deep Sea Diving ». L’ensemble concourra à transformer ces chansons de mort en un bien apaisant hymne à l’espoir et à la reconstruction.

***1/2

13 mai 2017 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire