Andrew Combs: « Canyons of my Mind »

Se passerait-on d’être catalogué comme « l’homme le plus triste de la musique country » ? C’est une définition qui colle à la peau de Andrew Combs depuis qu’il a écrit un morceau aussi pénétrant que « Too Stoned To Cry ».

Ce surnom est même devenu inévitable quand All These Dreams (2015) a cimenté une telle image. L’album a prouvé que le Texan était aussi un compositeur émérite capable d’écrire des textes à la beauté intense et que ses nombreuses années passées à tourner lui avaient donné une vision très claire de ce vers quoi sa musique devait s’orienter.

Canyons Of My Mind maintient toujours cette approche « americana » mais, ici, le climat « singer songwriter » des 70’s s’échappe d’une formulation classique pour prendre une direction qui lui est propre et plus personnelle.

« Sleepwalker » est du Combs comme on est en droit de l’attendre (voix soyeuse appairée à une double basse et une steel guitar) mais les onze titres sont autant de petites vignettes servant de catalogue à un répertoire. « Hazel » vous hantera, « Blood Hunters » bouleversera vos entrailles comme un véritable hard rock et « Rose Colored Blues » déploiera un paysage qu’on ne pourra cesser de contempler.

« Dirty Rain » y amalgamera la fascination qu’on pourrait éprouver devant un spectacle où la désolation donnera âme et beauté à un tableau où l’espace semble confiné et verrouillé donnant à Canyons Of My Mind une ampleur éblouissante.

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