Alexandra Savior: « Belladonna of Sadness »

« Éloquente » et « mystéreuse » pourraient être les deux premiers adjectifs que nous évoque l’écoute de Belladonna of Sadness, le « debut album » de Alexandra Savior. « Éloquente » parce qu’il faut l’être pour greffer la production de Alex Turner à son opus, d’y distiller des titres immédiats et addictifs et de déclarer des choses de type « I sing about what I fucking want to », « mystérieuse » dans la mesure où sa voix feutrée est capable d’aborder des registres confinant à l’aria (« Shades »).

Nous avons ainsi droit à un somptueux équilibre entre orchestrations acérées comme un rasoir et climats qui s’aventurent dans le domaine de l’étourdissement ensommeillé.

Le travail de Turner complémente à merveille refrains et textes, stylé et nocturne quand cela est nécessaire (les tempos ondoyants de « Frankie »), sulfureux comme il se doit avec le goût de fruit défendu de « Mirage ».

Belladonna of Sadness est un disque qui prolonge l’impact provoqué par les premiers « singles » de Savior ; si on est attentif de ce qui peut émerger d’une artiste qui va plus loin et plus haut que Lana Del Rey et émule avec aisance insouciante Marina and the Diamonds, cette native de Portland ne pourra que nous enchanter.

***1/2.

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