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Cheshires: « Cheshires »

De Remy Zero, un groupe d’Alabama connu par son approche et ses textes ésotériques, est né Cheshires combo réunissant Shelby Tate (le vrai nom de Zero), Louis Schefano et Leslie Van Tresse pour un « debut album » qui sonne comme une extension de ce que fut RZ originalement.

Sur une douzaine de plages,Cheshires rassemble ainsi une collection de titres moroses dont l’élan est néanmoins bien plus extraverti que ce qu’on aurait pu attendre d’un trio.

La musique date un peu par moments avec des tonalités « home demo » mais, comme il arrive cycliquement qu’on se penche sur le passé, son parfum nostalgique ne devrait pas en souffrir. On voyage donc dans une resucée de Pavement ou Dinosaur Jr qui, faute d’être original, n’efface en rien le confort qu’on peut éprouver à l’écouter.

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16 avril 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Choir of Young Believers: « Grasque »

Quatre années ont passé depuis que Jannis Noya Makrigiannis et son ensemble, Choir of Young Believers, ont sorti leur dernier album, le hanté,Rhine Gold. Ces quatre ans ont mené à une démarche de réinvention, de fusion et d’expérimentation. Grasque est le produit, 3 ans plus tard, de cette réflexion ; un disque kaléidoscopique qui, pour les Danois, est une véritable volte-face par rapport à leur pop orchestrale.

L’opus se caractérise par un son tiré de la fin des années 80, par exemple le lunatique « Face Melting » qui alterne les hauts et les bas tout au long de ses sept minutes, titre qui éoque des heures aussi diverses que ces climats ou un « clubber » imbibé de produits stupéfiants tente désespérément de s’introduire dans une discothèque tard le soir avant de d’écrouler sur le sol dans les 5 heures du matin.

Les morceaux phares est pourtant «  Græske » et « Jeg Ser Dig », distillant tous deux un climat qui jalonne l’album dans don intégralité. Là intervient le bat qui blesse ; Grasque prétend vouloir promettre beaucoup de choses mais il ne les délivre pas véritablement. On a affaire à une profession de foi qui se veut grandiose mais qui échoue misérablement : ainsi, «  Perfect Escosada » nous offre plus la vision d’une personne titubant que celle d’une élégance dont le noctambulisme se veut porteur, rafales sonores jaillissant du bar le plus proche, néons clinquant clignotant dans les allées et l’odeur d’une boisson s’insinuant hors de chaque taverne.

Ici se trouve le siège d’un expérience qui n’est sans doute pas celle dont Makrigiannis avait rêvé. Même dans les passages les plus forts (le groove affriolant de « Gomma Moth » ou «  Does It Look As If I Care ») la sensation est que les heures traînent en longueur et on ne peut se défaire de l’idée que les choses auraient méritées d’être plus ramassées. Reste une production luxuriante et festive ; il est dommageable de constater celle-ci est avant tout tape à l’oeil et trompeuse.

**1/2

16 avril 2017 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Children of Alice: « Children of Alice »

Children of Alice, selon leurs propres dires produisent, depuis plusieurs années, des paysages sonores à la fois amorphes et intoxicants sous le patronyme du collectif Folklore Tapes. Ils sont constitués de James Cargil, son collègue Raj Stevens (Broadcast) et Julian House co-fondateur de Ghost Box Records.

Ce « debut album » se veut difficile tant, si on s’en tient à la terminologie « amorphe », il n’a pas véritablement de forme identifiable. Le résultat noua amène à quelque chose qui peut s’avérer excitant et vecteur de sens mais cela peut également signifier un manque de structure et de focus. C’est un peu dans ce travers que tombe l’album.



Celui-ci est bâti autour de quatre passages, « Harbinger of Spring », « Rite of the Maypole », « Invocation of a Midsummer Reverie » et « The Liminal Space ». Amorple il l’est certes mais il a néanmoins une fonction hypnotique dans la mesure où il semble vouloir cumuler les espaces en, hélas,les étirant d’une manière qui semble affranchie de toute limite. On peut aimer le jeu sur le son mais on peut, aussi, y trouver une ébauche de mélodie ou de rythme ; rien de tel ici mais plutôt la sensation d’un disque qui veut en dire beaucoup sans, toutefois, exprimer quelque chose. Children of Alice est, paradoxalement, un opus insulaire et verrouillé.

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16 avril 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Captain of the Lost Waves: « Hidden Gems – Chapter 1 »

Comme Ziggy Stardust ou Sgt. Pepper, Captain of the Lost Waves appartient à cette tradition très anglaise de musiciens masquant leurs identités sous des alter egos. Ce qui sépare Captain des autres, par contre, est que son véritable nom nous reste inconnu. Ce n’est pas son album, Hidden Gems – Chapter 1, qui nous donnera des indices. Tout au plus peut-on y noter quelques pierres angulaires (le rock progressif de Jethro Tull, l’expérimentalisme de de Brain Wilson) et y noter que le groupe prospère dans ce no man’s land qui amalgame cabaret,vaudeville et cirque.

La production est minimaliste et l’instrumentation obscure, à l’image de ce que serait un assemblage de troubadours bohèmes enregistrée par un anthropologiste musical pour la postérité.

Hidden Gems oscille entre le larmoyant ou le mélodramatique (« Summer », « Another Planet ») et l‘espiègle humoristique (« Happy In Bed » ou « Danger », ode autocritique sur les auteurs compositeurs complaisants).

En résumé, voilà un disque des plus sincères dont l’honnêteté anticonformiste et séduisante nous fera espérer un deuxième chapitre.

***1/2

16 avril 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire