Goldfrapp: « Silver Eye »

Sur leur dernier opus, Tales Of Us, Alison Goldfrapp et Will Gregory avaient mis en place une collection de contes folk noirs assez semblable au Seventh Tree datant de 2008. Ici, il ne faudra pas s’attendre à une resucée car, fidèles à eux-mêmes, ils nous présentent un album qui se veut constant dans son inconstance.

Il ne faut pourtant pas parler d’inconsistance car, même si l’ouverture (le « single » « Silver Eye »), nous montre que le duo est fermement enraciné dans un territoire électronique et disco, le combo fait montre de tendances moins scintillantes et autrement plus païennes.

Ainsi, « Tigerman » côtoie le languide et le langoureux avec ses synthés teints d’onirisme se posant comme un écho du voyage cosmique auquel l’entame du disque nous avait habitués.

Pourtant, plutôt que de rester fichés dans cette dérive qu’aurait pu installer un titre aussi évocateur de la lune, nous sont présentés ensuite des morceaux plus fragiles et moins éthérés comme la pop dance de « Everything Is Never Enough », un » « Faux Suede Drifter » à la beauté incommensurable ou « Beast That Never Was » où se révèle l’influence du collaborateur de Eno, Leo Abrahams.

Entre les samples electro et les ambiances en quête de béatitude, le duo ambitionne de trouver juste équilibre entre corps célestes de la Mer de la Tranquillité et apesanteur venue de cet autre monde auquel il aspire idéalement ; il n’est pas loin d’y parvenir.

***1/2

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s