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Bonobo: « Migration »

Simon Green, autrement dit Bonobo, a fait pas mal de chemin depuis que North Borders lui apporta une certaine notoriété en 2013 dans une scène à mi-chemin entre trip-hop et electronica. Migration se veut son album le plus mouvant, comme son titre semble vouloir le signifier.

North Borders avait, en effet, critiqué en raison de son manque de variété ; ici, mouvement oblige, les tempos sont arrangés de manière différente, plus « uptempo » et vivace, permettant d’aller plus loin que la morosité qui jalonnait son premier opus.

Le titre d’ouverture, « Migration, semble préfigurer une introduction lente, mais celle-ci est enrichie de mouvements ascendants et de tonalité plus subtiles, apportant une complexité à un titre simple en apparence.

« Outlier » nous emmène vers quelque chose de purement sonique allant, le long de ses sept minutes, d’une intro galopante à des sons enrichis de breaks. Que le morceau se termine sur une tonalité éthérée nous rappelle, comme « No Reason », que Migration est un album écoutable par tout un chacun que ce soit en termes instrumentaux (les lignes de basses) que vocaux (un phrasé délicat rare dans la musique électronique).

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1 avril 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Bing & Ruth: « No Home of the Mind »

On n’hésitera pas à fournir une dénomination à ce premier album de Bing & Ruth d’autant que le quintette est digné dur le label 4AD. No Home of the Mind revendique le qualificatif d’« ambient » et on ne fera pas injure au quintette si on le nuance par deux autres épithètes, ceux de classique et d’expérimental.

Les dix plages du disque cheminent en effet comme une brise dont les étapes seront dix arrêts propre à inciter au merveilleux ou à la béatitude.

On évoquera, de ci de là, Tim Hecker et son Dropped Pianos ou le majestueux, Tired Sounds Of de The Lids.

No Home of the Mind a cette qualité de pouvoir se séparer de ces climats aériens souvent trop longs en réduisant les compositions à des schémas presque organiques tant ils sont déroutants par les pauses et les virages qui les entrecoupent. Cela, bien sûr, n’est possible que grâce à ce talent qu’ils sont de fonctionner de manière collective et de construire une atmosphère faite d’équilibres et de contrastes.

En tant que musiciens « ambient » Bing & Ruth font appel à une nouveau genre en matière de composition, celui qui manie avec talent l’immuable et le malléable.

***1/2


1 avril 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Band of Horses: « Are you OK »

Ce cinquième album de Band of Horses les voit continuer de recourir à une approche rock-pop, à savoir privilégier riffs accrocheurs et mélodies travaillées. SurAre You OK le quintette de Seattle fait cohabiter humeurs enrouées et voilées (les vocaux pleins d’aspiration contrariée de Ben Bridwell) et bain brûlant de reverb. Ces deux éléments trouvent un socle commun dans une production broussailleuse tutoyant par moments le majestueux. Le titre d’ouverture, « Dull Times/ The Moon » donne ainsi le ton avec un climat en pâmoison sur fond de percussions délabrées et de guitares minimalistes

On croit alors presque entendre le son de l’océan tel qu’il figure sur la couverture de l’album ; une « vibe » éthérée qui prend les proportions d’un fim en « IMAX » sur les morceaux phares que sont « Hag », « Casual Party » (hit mainstream potentiel) et « In A Drawer » irrésistible, cette fois, par le qualité de ses arrangements.

On y appréciera le « croon » serein de Bridwell contrastant avec les boîtes à rythme, les synthés et les riffs cassants, ou, enfin, les chorus pleins de verve tel qu’on le retrouve chez quelqu’un comme Jason Mascis Jr.

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1 avril 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire