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Amber Arcades: « Fading Lines »

Annelotte de Graaf est une musicienne hollandaise qui sort ici son premier album sous le nom de Amber Arcades. Apparent onirisme que cette dream-pop où les accords sont soyeux et les vocaux gorgés de soleil et qui nous promène das un climat de sécurité qui, peu à peu, se révèlera trompeur.

La sérénité y est en effet voilée, comme des nuages métalliques et de Graaf y navigue pari des cieux qui s’avèrent turbulents et acquis à un vent qui les canalise d’une brise ferme.

Femme de loi de son métier, elle assemble ici des musiciens connus pour leur rigueur et un producteur punk, Ben Greenwood pour enregistrer un disque qui est tout aussi déterminé qu’il se montre fantasmagorique.

Le monde esquissé par Fading Lines y est sous-entendu, suggéré agrémenté de guitares persuasives et insistantes comme sur la chanson titre. Si on y ajoute un art consommé de jouer sur la rémanence de mouvements tirés du répertoire classique ou de Beach House (« I Will Follow ») on aura droit à cette euphorie intime qui nous envahit (« Right Now ») perturbée, en clôture, par la douce amertume de « White Fuzz ».

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26 mars 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Allison Crutchfield: « Tourist In This Town »

Des changements soudains faisant irruption en plein milieu de circonstances personnelles ; telle est la toile de fond qui sous-tend Tourist In This Town l’album de Allison Crutchfield, sœur jumelle de Katie déjà réputée pour ses opus sous le nom de Waxahatchee.

Ces situations, le travail, les relations, les amis, les lieux ou même les visions du monde sont génératrices de paniques qui, toutes temporaires qu’elles puissent être, font le lit de cette année horrible qu’a vécue la chanteuse en 2015 et qui sert d’exutoire à cet opus.

On a donc droit ici à une sorte de journal intime, explorant ce phénomène d’anxiété dont Crutchfield a été percluse, panorama d’angoisses traduites sur des modes new wave, pop, rock ou folk. Crutchield s’y introduit à grand renforts d’émotions allant de la candeur fragile jusqu’au lyrisme un peu affecté.

Le tout est délivré avec cet entrelacement agile de guitares craquelées, propres à nous amadouer tout autant qu’une Jenny Lewis.

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26 mars 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Alison Krauss: « Windy City »

Windy Ctiy est le premier album solo de Alison Krauss depuis dix-sept ans et il s’abstient de toutes références et interprétations tapageuses aquxquelles nous étions habitués dans ses disques précédents pour mettre en valeur des standards country vénérables choisis avec Buddy Cannon, le producteur préféré de Willie Nelson.

Hormis l’insouciant «  It’s Goodbye And So Long To You », le répertoire privilégie des climats mélancoliques dans lesquels la voix de Krauss déniche infailliblement le désespoir que peuvent évoquer des titres comme « Losing You », « All Alone Am I » (Brenda Lee)  ou le déchirant « You Don’t Know Me » de Ray Charles.

On notera également ses harmonies en overdub sur « I Never Cared For You » de Willie Nelson qui exemplifient à merveille un morceau où jamais les thèmes de l’abnégation et du déni n’ont été aussi merveilleusement saisis.

***1/2

26 mars 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Alex Izenberg: « Harlequin »

Après avoir passé plusieurs années à travailler et à enregistrer sous divers pseudonymes, ce multi instrumentiste sort enfin son premier opus sous sa réelle identité. Comme on pouvait s’attendre de la part de quelqu’un qui aime s’entourer de plusieurs avatars, Harlequin est un disque à la palette étendue nous offrant des matériaux musicaux divers et osés. On pourrait parler d’expérimentation tant Izeznberg ne semble pas vouloir faire l’économie des instruments dont il use avec une constante, le joie de créer qui n’est pas sans évoquer le White Album des Beatles.



Chaque plage semble vouloir s’amuser à feuilleter un livre d’idées et d’inspirations, sans retenue aucune d’autant que Izenberg ne manque pas d’habileté à nous faire entendre des choses qu’on ne rencontrerait chez personne d’autre. Ce serait lui faire injure que de vouloir le mettre dans une case ou le qualifier de faiseur ; on pourrait juste avancer qu’il emprunte à Eno et à Lou Reed mais qu’il est avant tout un musicien talentueux.

Harlequin est un disque intéressant, s’adressant à ceux pour qui curiosité va de pair avec innovation.

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26 mars 2017 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire