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Real Estate: « In Mind »

Ce quatrième album de Real Estate est aussi leur premier depuis que leur fondateur, Matt Mandanile, ait décidé de quitter le groupe pour son consacrer à son projet, Ducktails.

Remplacé par le réputé Julian Lynch à la six cordes ce nouvel apport a quelque peu revigoré le groupe en élargissant son spectre crypto psychédélique. Le combo n’a jamais rechigné à se lancer dans des variations stylistiques plutôt osées entre chaque opus, ici le quintette va, sans hésiter, s’enhardir à tâter de l’expérimentation présidant à certains paramètres du genre.

Les vocaux sont douceâtres, les guitares entremêlées, les percussions changeantes et les thématiques fleureront bon une nostalgie telle qu’on la trouvait aux moments où l’aliénation était un propos de rigueur

« Holding Pattern » en sera une interprétation typiques avec ses synthétiseurs chatoyants et une guitare solo aux tonalités hennissantes tout comme « Two Arrows » et « Saturday » vont encore plus loin dans cette exploration sonique rappelant The Kingsbury Manx ou Grizzly Bear.

Par contraste, la production de Cole M. Greif-Neill (Ariel Pink, Nite Jewel) se veut précise cherchant à éviter le piège d’une trop grande affectation. Elle se veut parallèle à certaines des observations du groupe, la rêverie, mais celle-ci est contrebalancée par un effort qui vise précisément à éviter tout embrouillaminis. Quelque part, entre influences façon Beach Boys, propension à la subtilité mélodique et volonté de subvertir certains styles Real Estate évite intelligemment de ne pas sonner trop affecté ; ainsi un « White Light » mariera « guitar music » et structure pop très formatée ou l’émulation alt-country servira de terreau à un « Diamond Eyes » brillamment parodique.

In Mind n’est csrtainement pas le Pet Sounds de Real Estate, il est en revanche un bien joli exercice de tonalités pastorales enjolivées par une douce chaleur qui transporte le groupe aux antipodes de son New Jersey d’origine.

***1/2

20 mars 2017 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

« Remake, Remodel »

Longtemps (plus d’un an) « éloigné des stades » pour des raisons qui avaient trait à ces petites saloperies qui vous rongent les neurones et soumis à de nombreuses éclipses, je vais enfin oser « parler plus vite que la musique » et m’aventurer à ces petites activités qui tiennent au coeur, à l’oreille et ont toujours eu cette capacité à me faire vibrer.

Cette phase d’amélioration me permet d’entrevoir quelque chose qui va au-delà de la rémission et envisager un retour à une existence fonctionnelle, que ce soit autant en termes physiques que mentaux.

Plaisir et soulagement vont désormais guider une reprise de mes humeurs (chroniques) et conversations (interviews) dont il me tarde de retrouver le goût. Je quitte donc les « bon courage » qui m’ont accompagné ces longs mois pour entamer avec un nouvel appétit cette reprise encore plus « rock and roll » que celle qui m’animait avant que les atteintes à ma constitution soient presque venues à bout de mon intégrité.

J’espère, y trouver pour moi et y procurer à ceux qui me lisaient cette même source de jouissance que celle qui va désormais animer lesdites sources de jouissances qui jalonnent encore cette gamme de notes enrichies de décibels alimente si bien.

Welcome back donc, pour moi comme pour vous !

20 mars 2017 Posted by | Humeurs et (parfois) humour | Laisser un commentaire