No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Russian Circle: « Guidance »

On ne pourra reprocher à ce groupe de Chicago de rester figé ; même si il fait partie de la mouvance post-rock, il témoigne sur ce cinquième album d’une volonté de se défaire des nœuds musicaux du genre et poussant toujours au-delà des limitations auxquelles guitare, basse et percussions semblent a priori sujettes.

Empros, leur opus précédant s’était déjà singularisé en amalgamant une séquence de compositions formant un tout cohérent cinq ans plus tard on se doit de constater que Russian Circle continue à faire montre d’expertise, notamment dans la façon dont il est capable de gérer tempo et atmosphère.



Guidance suit un cours fluide constellé de soubresauts considérables à l’image de « Asa » qui nous propose un moment de calme limpide avant que des explosions parfaitement maîtrisées ne débouchent sur les vigoureux « Vorel » et « Mota ».

On pensera, dans cette approche à un ensemble comme Mogwai en partie sur un « Afrika » qui balance dangereusement vers l’émotionnel. Combinaison de puissance et de finesse, Guidance, comme l’indique son titre nous emmène où il veut aller, là où l’organique se pare d’enchevêtrement et de subtilité.

***1/2

7 septembre 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Album Leaf: « Between Waves »

Between Waves est l’album idéal pour qui aime conduire la nuit et laisser ses pensées êtes envahies de rêveries noirâtres. Unité de son que même un titre plus enlevé comme « Lost In The Fog » verra fracturée par un sampling minimaliste et des percussions organiques et abstraites.A contrario, les nappes sonores se superposent en synthés visant à fournir, par des orchestrations voletantes, un panorama gigantesque mais le tout restera comme emprisonné comme pour approfondir cette claustrophobie nocturne.

L’electronica est exemplaire dans son exécution et son intemporalité. On est loin, en effet, de ces groupes qui s’emploient à ressusciter cette tonalité 80’s depuis longtemps disparue grâce à une utilisation de cuivres, une insistance à ne défaire d’éléments « dance » et répétitifs pour, au contraire, des petites touches primesautières pour forcer notre attention.

L’ensemble est semblables à ces écoutes où le piano bar se fait agressif et étrange et où le xylophone (« Ambo ») remplace ce que devraient être des moments paresseux au crépuscule sous un patio.

On évoquera Eno, dans la façon dont il enrichit une certaine palette pop et complexifie la tapisserie électronique ; Between Waves est la parfaite antidote pour abandonner ces journées estivales trépidantes et se glisser dans les vibrations élusives du soir.

***


7 septembre 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire