case/lang/veirs: « case/lang/veirs »

C’est un alliage prometteur que de voir réunies la nonchalance vocale et fanfaronne de Neko Case, la puissance de k.d. lang et de les équilibrer avec la complexité folk de Laura Veirs. Il y a, par conséquent, cohérence à ce que le premier opus de ces dames soit éponyme et que case/lang/veirs amalgame avec brio les élans collectifs du trio.

Les quatorze compositions sont alors comme un « road trip » qui démarre le long des sentiers, collines et voies ouvertes de la Californie et de son au-delà, débutant de manière étonnante avec un « Atomic Number » propre à vous accompagner et vous hanter pour s’égarer vers des territoires plus luxuriants où la voix de Case prendra l’initiative en se détachant des autres réunies.

« Hoany And Smoke » prendra la suite, cette fois-ci mené par une lang aussi indolente qu’elle pourrait l’être avant que Veirs ne prenne l’espace avec un « Song For Judee » une ode embaumée à la chanteuse Judde Still.

« Delirium » , quelques titres plus loin, sera la morceau phare de l’album ; un véritable appel à l’éveil des sens (« The smell upon your skin is firewood ») soutenu par l’émotivité sans pareille de Case et les harmonies vocales éthérées dont elle est entourée.

Le disque aura peine à retrouver son second souffle ensuite avec des morceaux qui voient les artistes s’éloigner du « smooth jazz » (« 100 Miles Away ») pour obliquer vars un folk maniéré (« Supermoon ») dont les arrangements vaporeux incitent à l’engourdissement.

Comme toutes les entreprises nées d’une telle réunion, l’odyssée sera révélatrice de certaines étapes qui sont comme des temps morts. Une telle appellation se justifie une peu comme celle qui avait donné le nom à Croby, Stlls Nash & Young dont on peut suivre la trame jusque dans l’intitulé de ce « debut album ».

Il est indéniable qu’acoquinées ainsi les trois chanteuses ont eu l’intelligence de ne pas se perdre dans des querelles d’ego. On ne peut qu’espérer alors que ces talents mis en commun nous réservent d’autres suites autrement plus intrépides et, pourquoi pas ?, gages de pérennité.

***1/2

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