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Club Sport: « This Is Our Vice »

Il aura fallu un certain temps pour que ce quintet de Brisbane sorte un nouvel album mais This Is Our Vice est preuve que ce hiatus n’a pas été inutile.

Nos Australiens n’ont toujours pas abandonné leur surf pop tropicale mais leur son est devenu plus mature et intéressante . Les vocaux de Tim Nelson ont cette humeur maussade qui intervient à contrepoint de leur tonalité habituelle.

De ce point de vue « Only Friend » l’illustre à merveille, et « Cant Save You » déploie des synthés hypnotique comme pour étoffer l’ensemble.

Les chorus de « It Kills Me » sont, eux, de la plus belle veine en terme d’accroche ce qui tend à prouver que le combo a su très bien distiller un poil de mélancolie dans un environnement sonique jusqu’alors moins teinté d’intempérance.

**1/2

1 juillet 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Steven James Adams: « Old Magick »

Pour faire de la bonne musique il suffit simplement des bonnes idées, les compétences nécessaires à les mettre en place et la confiance à vous faire aborder le travail en studio.

Cela exclut derechef l’accompagnement d’une dizaine de musiciens de sessions pour les arrangements, un producteur trop intrusif dans son entreprise de polissage de l’instrumentation et un œil cyniquement fixé sur le hit-parade.

Steven James Adams et son nouvel album, Old Magick, en est justement la preuve tant il frappe par son climat dépouillé. Le chanteur et leader de The Broken Family Band disait vouloir réaliser un disque minimaliste dans son instrumentation ; c’est chose faite mais il ne s’agit pas ici d’un opus dont l’impact serait a minima.

Old Magick nous remet en mémoire la puissance que la musique acoustique pouvait générer quand les morceaux étaient axés sur nos peurs et frustrations. « Togetherness » évoque la façon dont nos société traite les personnes issues d’autres pays de manière suffisamment accessible et accrocheuse pour que n’importe qui puisse s’y reconnaître. Ce point de départ sera confirmé par un « King of the Back of the Bus », une autre composition phare où l’insouciance de la jeunesse passent insensiblement au stade de la maturité.

Old Magick est une leçon de vie qui illustre la notion de ne hjamais considérer les choses comme acquises et de les savourer quand nous en avons encore le temps.

***1/2

1 juillet 2016 Posted by | On peut se laisser tenter | | Laisser un commentaire

Bill Pritchard: « Mother Town Hall »

Depuis plus de 20 ans la carrière de Bill Pritchard a atomisé fans et critiques grâce à une musique à haut indice d’octane, des créations qui mélangent sans mal une pop rock aux arrangements solides et des flirts de crooner poussant vers les produits « Tin Pan Alley ».

Mother Town Hall, le nouvel album de notre auteur compositeur et multi-instrumentiste est une nouvelle démonstration des jeux de mots pleins d’esprit et de la musicalité raffinée de l’artiste.

Il est vrai que le bonhomme est doté d’une voix suave et élégante qui lui permet d’interpréter ses habillés d’esthétisme avec charme et conviction. Les passages au piano sont entraînants, les cuivres majestueux et les guitares scintillent ; le tout évoque vie, amour et joie. Hormis les jolis sons qui gouvernenent ainsi le disque, on ne pourra également qu’être frappé par des textes qui nous présente une panoplie de personnalités colorées et intéressantes.

Mother Town Hall balance accords dissonants et accroches lourdes et fringantes. « Weaven » est de la power pop sertie d’or, « Victorious » un shuffle vaudeville funky et « My First Friendship » est délivré avec douceur et sensualité.

On passera à d’autres textures, plus désinvoltes, avec « Mont St. Michel » ou à des choses plus électrifiantes sur « The Lamplight » et sa néo-psychedelia qui déambule en autant de virages.

Mother Town Hall est un disque pleine de classe mais aussi d’honnêteté ; il conciliera des manœuvres orchestrales magiques et une pop immédiate qui rappellera les Kinks, Bowie ou Elvis Costello.

****

1 juillet 2016 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Qluster: « Echtzeit »

Hans-Joachim Redelius est la première partie de ce duo Krautrock qui officie sous le patronyme de Qluster. Son confrère, Dieter Moebius, se sépara de lui en 2010mais le premier n’a jamais cessé d’exercer cette profession de vagabond musical qui lui a fait commettre plus de 70 albums dans les 55 dernières années.


Echtzeit, est le sixième opu souq le nom de Qluster (avec Onnen Bock et Armin Metz) est c’est quii le premier depuis la mort de Moebius l’été dernier. L’humeur de Roedelius est, on peut le comprendre, contemplative mais elle demeure très expressive. Tout les arrangements se font autour du jeu de piano de Hans-Joachim et beaucoup de celui sort de ses gammes se veut mélodique. Le rythme, posé, contribue à accentuer une démarche propre à de telles circonstances endeuillées décorées d’oscillations passées au synthétiseur et d’effets de distorsion . Qluster saura alors amalgamer paino soul (« In denen Händen ») et fragments méditatifs bippés avec «  Verdweile doch »pour que son effort conceptuel ne soit ni répétitif ni encalaminé.

***1/2

1 juillet 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire