Bat For Lashes: « The Bride »

Des cordes douces et gorgées d’espérances de « I Do » ouvrent The Bride, le quatrième album de Natasha Khan comme pour introduire la notion nuptiale d’un être en attente d’être secouru ou rendu gaillard grâce à l’autre. Ce nouvel opus est basé sur un concept, celui d’un personnage dont l’évolution est accompagné d’un flot : le « sequencing » qui dicte l’ordre des morceaux.

On a, ici, comme un film ou un roman instauré par une tragédie (les roues hurlantes de « Honeymooning Alone ») et le choix qu’il faut décider de s’aimer soi-même, d’être indépendant pour se défaire de l’emprise qui nous assujettit.

C’est au plus haut de ce processus, « Sunday Love », que la rythmique se fait plus incisive, l’électronique pugnace et que la harpe envoie des floraisons assumées en lieu et place de vocaux voilés et suaves pour témoigner de cet éveil vecteur d’assurance.

L’état émotionnel est, alors, fortement souligné, sans emphase mais sans discrétion non plus avec ls hymnes ondoyant que sont « Never Forgive The Angels » ou les samples de cordes discordants accompagnant « Close Encounters ».

Si on ajoute une narration mêlant le personnel et le spirituel, des pincées de folk gitan (« Willow’s Peak »), on ne pourra qu’applaudir le cran et l’ambition qui caractérisent à nouveau Bat For Lashes.

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