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Bat For Lashes: « The Bride »

Des cordes douces et gorgées d’espérances de « I Do » ouvrent The Bride, le quatrième album de Natasha Khan comme pour introduire la notion nuptiale d’un être en attente d’être secouru ou rendu gaillard grâce à l’autre. Ce nouvel opus est basé sur un concept, celui d’un personnage dont l’évolution est accompagné d’un flot : le « sequencing » qui dicte l’ordre des morceaux.

On a, ici, comme un film ou un roman instauré par une tragédie (les roues hurlantes de « Honeymooning Alone ») et le choix qu’il faut décider de s’aimer soi-même, d’être indépendant pour se défaire de l’emprise qui nous assujettit.

C’est au plus haut de ce processus, « Sunday Love », que la rythmique se fait plus incisive, l’électronique pugnace et que la harpe envoie des floraisons assumées en lieu et place de vocaux voilés et suaves pour témoigner de cet éveil vecteur d’assurance.

L’état émotionnel est, alors, fortement souligné, sans emphase mais sans discrétion non plus avec ls hymnes ondoyant que sont « Never Forgive The Angels » ou les samples de cordes discordants accompagnant « Close Encounters ».

Si on ajoute une narration mêlant le personnel et le spirituel, des pincées de folk gitan (« Willow’s Peak »), on ne pourra qu’applaudir le cran et l’ambition qui caractérisent à nouveau Bat For Lashes.

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29 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Lionlimb: « Shoo »

Ce duo américain composé de Stewart Bronagh et Joshua Jaeger, semble indifférent u temps qui passe. La datation carbone de Shoo semble, en effet, native des années 73-74 et du début des 90’s quand des artistes comme Air, Phoenix et Money Mark émergèrent, leurs poches remplies de Adult Oriented Rock.

C’est donc le cas sur un « God Knows » aux claviers funky, « Domino » et ses arrangements de cuivres « Memphis Soul » ou la pédale wah-wah (« Tinaman »). Cette empreinte narcotique va ainsi parfumer un album qui ne déparerait pas d’être la bande-son d’un film comme Boogie Nights.



« Wide Bed » ajoutera une vapeur sexy comme des effluves d’after-shave et de sueur, le tout courant à mettre en valeur clichés nocturnes et crapuleux. On est, à cet égard, très proche de la parodie ce qui rende la chose suffisamment agréable pour ne pas sonner rebattue. Lionlimb, semble de se satisfaire d’un « debut album » de cette nature ; on aimerait qu’il soit le reflet de talents créateurs que de faiseurs d’humeurs.

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29 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire