No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Loretta Lynn: « Full Circle »

Full Circle est le premier album de Loretta Lynn depuis une bonne dizaine d’années et, comme l’indique son titre, il présente la chanteuse faisant le un point sur sa vie et sa carrière avec des versions de certains classiques,« Fist City » ou «  Everybody Wants To Go To Heaven », quelques reprises et des duos avec Willie Nelson et Elvis Costello.

La voix de Lynn demeure étonnamment sonore si on considère son âge (plus de 80 ans) et elle est encore capable d’atteindre des notes haut-perchées et ces tonalités vertueuses à même d’évoquer les douleurs les plus intimes. À cet titre, il s’agit ici d’un exercice dans lequel elle tire sa révérence et d’une manière on ne peut plus gracieuse de dire au revoir à ses fans et à la musique country.

***

12 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Coral: « Distance Inbetween »

L’album « come back » comporte un double enjeu et il peut, soit confirmer que le groupe qui le commet continue son déclin, soit montrer que ledit groupe est parvenu à se ressaisir. Distance Inbetween s’avère un titre relativement adéquat d’autant qu’après le départ de Bill Ryder-Jones, le folky Butterfly House n’était pas enthousiasmant.

The Coral semblent avoir redressé le tir ici avec ce nouveau véritable album (le précédent n’était qu’une compilation d’inédits) et renoué avec ce qu’on pourrait appeler l’élément lysergique ui faisait partie de son répertoire.

Le son n’est pas littéralement lourd mais il est plus dense et sombre (peut-être comme jamais il ne l’a été chez eux) et les harmonies renouent avec cette tonalité acide par laquelle nous les reconnaissions.

« Million Eyes » parviendra à conjuguer vocaux aériens et nuance gothique, servi par un solo de guitare dont on avait oublié que The Coral pouvaient le commettre et « Connector » nous réintroduira illico dans un groove hypnotique qu’on retrouve comme un vieil ami perdu de vue.

« White Bird » plongera encore plus loin dans l’ailleurs avec une plongée dans ce que nous proposaient les Pretty Things période SF Sorrow tandis que « Fear Machine » renouerera avec un blues-rock et un break de guitare comme on n’en fait plus depuis The Groundhogs.

On citera également « Miss Fortune » et un solo de six cordes joué à l’envers (le regretté Lee Southall) et le titre de fin, « End Credits », véritable bijou accompagné d’un mellotron qui sonnera comme tout droit sorti de l’univers où Syd Barrett et Roger Waters se passaient le témoin.

***1/2

 

12 juin 2016 Posted by | On peut se laisser tenter | , | Laisser un commentaire

Nada Surf:  » You Know Who You Are »

Ce huitième album de Nada Surf apportera une nouvelle fois la preuve que Nada Surf n’est pas un groupe « populaire » dans le sens où son hit « Popular » l’indiquait. Le groupe reste fidèle à son approche à son approche qui est celle d’un indie-rock tranquille at aux lisières externes du mainstream.

Le disque est toujours produit par Doug Gillard (Guided By Voices) et les arrangements conservent espace et discrétion comme si l’espace pour y respirer devait demeurer minimal. « Animal » produira ainsi une climat acoustique plaintif et ramassé et « Rashing » tout comme la chanson titre produiront langueur au milieu d’un élan qui se veut moteur.

La voix de crooner de Matthew Caw est toujours aussi rêveuse et elle se met avec aisance au service d’une vison du monde où la désespérance fait loi. L’ensemble est cohérent et suffisamment pétillant pour jouer sur les forces du groupe, une power pop robuste, des harmonies sucrées et une affabilité charmeuse.

***

12 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire