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Saddle of Southern Darkness: « Saddle of Southern Darkness »

Saddle of Southern Darkness est un patronyme approprié pour un groupe dont le son est en parfaite adéquation avec ce à quoi on pourrait s’attendre. Les compositions sont des récits narrés de manière sombre, sur fond de guitares en mode « twangy » et un rock en mode Americana et Southern.

Saddle of Southern Darkness évoquera donc un univers gothique façon Faulkner avec des guitares acoustiques pleines de souplesse, (« Compelled To Dig ») des vocaux rappelant John McCauley et couvrant les paysages osseux et désertiques de l’Amérique dans ce qu’elle a de plus organique.

Le combo qualifie son répertoire de « evil country » ; pour une fois il ne sera pas question de pinailler la définition qu’il donne de lui-même. C’est sur les sujets abordés (les armes, le gouvernement ou la mort) que l’on pourra détecter une certaine délectation à explorer ce territoire.

On pourra songer à Nick Cave et son imagerie purulente exemplifiée sur « Sounds of Darkness » qui ne procurera qu’un court répit à des textes qui parlent de vers de terre ou autres joyeusetés.

On appréciera, enfin, l’instrumentation (contrebasse, mandoline, dobro) qui accompagnera à merveille la structure des morceaux pour nous promener là où on hasite à aller, partagés entre inconfort et fascination.

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11 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Telegraph Canyon: « You From Before »

Comment décrire la musique de Telegraph Canyon si ce n’est en disant que ce serait du My Morning Jacket auquel on aurait ajouté cuivres et cordes pour faire bonne mesure ? Le combo conserve ici la même approche qui vise à donner un petit décalage Americana mais, alors que précédemment les arrangements étaient plutôt orchestrés, sur You From Before le spectre sonore s’élargit quel que peu avec des ajouts psychédéliques et même shoegaze.

On notera le foisonnement d’un « Hundred Years » dont l’interprétation est atteint des hauteurs remarquables, « Flood » notable par son utilisation des percussions et du violon ou le « single » « Why Let It Go » au chorus stellaire.

Tous les titres devraient être, en fait, annotés. La nature éclectique du disque met en valeur la diversité des talents des six membres de Telegraph Canyon. On pourrait sans rougir évoquer Neil Young (« Magnetic ») ; c’est un titre qui résume à la perfection l’impact que peut nous donner l’écoute de You From Before.

***1/2

11 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire