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Andrew Weatherall: « Convenanza »

Le producteur et DJ Andrew Weatherall a été avec Paul Oakenfold une des deux figures de l’explosion acid house à Manchester où ils aidèrent des groupes comme Happy Mondays ou Primal Scream à découvrir la « dance music ». Weatherall a ensuite développé des inclinaisons plus excentriques et est demeuré une figure culte dans le cercle de la « dance » moins commerciale.

Ses remix pour My Bloody Valentine, Saint Etienne ou Björk ainsi que ses projets électroniques ont grandement influencé les années 90. C’est un pionnier de l’electro, moins renommé pour ses disques en solo dont Convenanza est le dernier avatar.

Soniquement, l’opus distille les signatures habituelles chez lui, post-punk, dub, acid house, ambient, cosmic disco, Krautrock et psychedelic rock. On pourra évoquer Clash dans ses mouvances « dance » ou un Public Image Limited plus bluesy. le travail de guitare punk-funk fera plus penser à une disque de rock que d’electro ; on en retiendra alors une sensation , celle d’un équilibre instable entre deux univers musicaux qui peinent à fusionner ? Si on ajoute un phrasé monotone, on conclura que le niveau de bizarrerie recherché sonne plus comme un effort laborieux que comme un produit achevé.

**1/2

7 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Bryan Deister: « Spines of the Heart « 

Bryan Deister a reçu une éducation musicale classique et jazz et c’est en utilisant ces éléments qu’il nous propose avec, Spines of the Heart un premier album très progressive-rock .

Étudiant du Berklee College of Music, c’est ici-même que le disque a été produit et enregistré cet album composé de 22 plages privilégiant tempos moyens soudés par des incursions dans le rock alternatif. À mi-chemin entre Nirvana et Massive Attack et étayés par des vocaux façon John Lennon, l’opus s’efforce de dépasser les limites du mainstream avec des titres aptes à attirer l’attention des grosses stations de radio.



« Approaching » et « Nothing More » seront les morceaux les plus accessibles avec des arrangement acoustiques simples mais se fondant en un crescendo assez remarquable, et, grâce aux riffs de guitares complexes de « Nobody’s Angel », il parvient à marier paino classique et climats de ce rock tel qu’on le pratiquait dans les années 60 et 70. On pourra conclure avec a faconde expérimentale mise en exergue sur « Silent Screams » et « Seven Eight » et, écoute achevée, on s’apercevra qu’on n’aura en aucune manière frôlé l’ennui.

***1/2

7 juin 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire