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Stepeh Kellogg: « South, West, North, East »

Un disque en quatre parties, enregistré dans quatre régions différentes du pays avec des co-producteurs et musiciens différents ; ce dernier album solo de Stephen Kellogg fait effectivement preuve d’ambition.

L’opus regroupe les quatre coins cardinaux, chacun ayant droit à cinq chansons Le Sud en est le point de départ, musique imprégnée du fameux « twang » de Nashville et accompagné de son groupe original désormais en hiatus, The Sixers.

Sur la partie Ouest, enregistrée dans le Colorado, ce sera la chanson cowboy qui sera mise en valeur. La thématique y est sombre mais Kellogg y maintient une tonalité relativement gaillarde.

Ce n’est que quand ce « road album » vire vers le Nord et l’Est que le répertoire devient quelque peu irrégulier. La première région nous présente une « Greta Girl » autobiographique et , pour enrayer certaines tragédies, « 26 Seconds (Of Silence) » et « Last Man Standng » termineront l’album dur deux éloges funèbres dépouillés comme pour signaler la fin d’un cycle et, par delà-même, une odyssée.

22 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Sarah Neufeld: « The Ridge »

Le disque précédent de Sarah Neufeld, Never Were The Way She Was, avait fait montre de quelque chose de fascinant, la conversation entre la majesté fluide de son travail au violon et les attaques virtuoses menées au saxophone par Colin Stetson, son collègue de Arcade Fire.

Rarement une symbiose entre le beau et le laid ne s’était montrée de manière si évidente , jamais, non plus, n’avait-elle autant impressionné. The Ridge utilise la voix et le violon pour peindre un spectacle croquant et crispé, semblable à d’un petit matin à la campagne (« They All Came Down ») et dont le bref instant se transforme en orage déchiqueté (« A Long Awaited Scar »).

La présence de Jeremy Gara aux percussions ajoute au disque une connotations mélodramatique assez agréable et familière mais, ici, requiert une écoute plus attentive pour nous autoriser à apprécier ses charmes. D’ailleurs, au fond, The Ridge est plus charmant que fascinant et, à ce titre, il mérite bien de nous intriguer.

***1/2

22 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire