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Magic Wands: « Jupiter »

Originaires de Nashville mais basés à Los Angeles, Magic Wands est un quatuor dont la composition assez classique leur permet de se situer sur divers registres, new wave, synth pop, shoegaze avec une tendance hypnotisantes qu’ile qualifient de fontière entre dream pop et shoegaze.

Jupiter s’ouvre sur un climat tourbillonnant et morose servi par un instrumental « electro » mais ce sont surtout les tonalités les plus sombres qui vont retenir l’attention avec une bataille sourde entre effets électronique et guitares.

« Lazerbitch » enfoncera le clou « heavy » et exemplifie à merveille les multiples facettes du combo : guitares acérées, vocaux longitudinaux et électronique discrète.

Le dernier titre, « Jupiter II », résumera l’album avec sa recherche de paysages soniques sous forme de mélopée comme pour mimer l’expérience humaine dans ses efforts à atteindre l’extase. Magic Wands restent fidèles à cet idéal « lovewave » qui vise à transformer le réalité.

**1/2

20 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Kane Strang: « Blue Cheese »

Quand on saura que Kane Strang fait partie de la mouvance du label Flying Nun on ne s’étonnera pas que le premier album de l’artiste soit constitué de diverses palettes soniques s’échinant à nous présenter un disque qui soit cohérent et imprégné de l’esthétique lo-fi et de techniques d’enregistrement rudimentaires.

Le son est à la fois étrange et familier, l’atmosshère, comme sur « Full Moon, Hungry Sun », semble vouloir englober tout un univers à perte de vue tout en se cantonnant à un petit espace intime. Les enregistrements sont d’ailleurs faits pour restituer le climat d’un concert, comme si on le suivait mais de loin.

Strang fait penser à Mac Demarco sauf que lui accentue son « songwritin » pour nous offrir une vision plus claire : de la différence qui éclaire chaque composition Strang nous offre un petit opus mémorable, à écouter dans l’herbe allongé sur le dos et regardant les nuages se promener.

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20 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Feels: « Feels »

Feels font dans le noise rock, un noise rock plutôt furieux englouti sous des torrents de feedback et de fuzz. Pour conjurer la distorsion, le combo mené par Laena Geronimo s’efforce de façonner des morceaux qui tiennent la route en matière de mélodies ; cela peut se révéler sur les tempos changeant constamment de « Today », la basse furtive sur « Slippin » ou la psychedelia détonnante de « Runnin’s Fun ».

« Small Talk » révèlera un talent pop permettant d’écrire des chansons accrocheuse et « Bird’s Eye » à se lancer dans l’expérimentation. Quand on apprendra que Geronimo a joué avec Ty Seagall on comprendra pourquoi notre pygmalion a pu s’entourer d’une artiste aussi éclectique et mordante.

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20 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Eerie Wanda: « Hum »

Eerie Wanda n’est pas une personne mais le nom que s’est attribué Marina Tadic, une chanteuse compositrice d’extraction croate et hollandaise. « Eerie »(étrange) est un adjectif qui convient bien à l’artiste tant, dans son répertoire, qu’il soit frappant ou tout simplement beau, il y a quelque chose qu’on peut difficilement oublier.

Tadic n’a pas son pareil pour utiliser de façon atypique des structures de chansons traditionnelles, d’y puiser essence-même, comme si il s’agissait d’y trouver la moelle avant d’en reconstituer un squelette.

Les accords de « Happy Hard Times » ont ainsi une résonance transformant la composition en prélude à une déclaration affirmée où se mêlent douceur et mélancolie et la vocaliste est également parfaitement à son aise pour évoquer Hope Sandoval ou… Chris Rea.

Plutôt que d’établir des comparaisons il faut avant tout insister sur l’écho qu’une telle interprétation suscite servie qu’elle est par une musicalité sans failles de la section rythmique.

Un album dont les chansons semblent venir de nulle part est suffisamment chose rare pour que le chuchotement de Hum se transforme en acquiescement.

***1/2

20 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Death Index: « Death Index »

Ce premier album, éponyme, de Death Index joue sur la concision (25 minutes), la force, peu intelligible comme sur le titre d’ouverture « Fast Money Kill », ou la vitesse, après l’avoir entendu, il est difficile de comprendre ce qui vient de se passer.

Les temps sont rapides, les accords avancent de manière chaotique (« Fuori Corntrollo ») et les basse et percussions s’écrasent avec volupté (« FUP, « Little N Pretty ») ou nous font entrer dans une atmosphère macabre.

Bien sûr la structure des chansons donnent la sensation que tout a été mis là un peu au hasard mais ils s’intègrent et coïncide parfaitement avec le phrasé de leur chanteur Carson Cox. Le titre final, « Pato Con Dio », terminera le disque sur une note plus lente et subtile ; tentative sans doute de nous faire envisager un horizon plus menaçant encore.

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20 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire