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Muticast: « Bahian Coastal Highway »

Il est des rééditions qui font du bien, Bahian Coastal Highway est le deuxième album de ce trio electronic/ambient datant de 2005. Dave Alexander, Jeff Holland, et Nathan Jantz ont, ici, parfait une palette qui mêle un immense catalogue de sons avec une instrumentation inventive et pour le moins originale.

On entend ainsi des synthés spacieux et sans frontières résonnant en cascade tels une chorale angélique sur « El Sid », un « Departure » apaisant comme un délicate massage de guitares ou un inhabituel « Ansico » entrelaçant accords de guitare hawaïenne et claviers bouillonnants évoquant « Walk On The Wild Side ». On trouvera avec bonheur le confort dans la contorsion et une manière d’entrer en transes comme les songes pourraient nous y inciter.

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9 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Choir of Young Believers: « Grasque »

Grasque est le troisième album de ces sensations indie-pop danoises, c’est le projet alternatif que le leader de Choir of Young Believers, Jannis Noya Makrigiannis avait conçu et qui, finalement, a conservé son nom initial.

Nous sommes très vite projeté dans un loop expérimental qui défie les genres et qui provoque en nous une écoute paradoxale tant elle est à la fois fascinante et déconcertante. Par moments, en effet, celle-ci est glaciale et sombre, mais, presque simultanément, nous sentons y poindre des influences soul et R&B.

Les mélodies sont fuyantes, presque évanescentes, et les rythmiques se font répétitives comme si le fait de les placer ainsi est le fruit d’une stratégie visant à fixer notre attention.

Les standards à la guitare et les schémas du piano sont alors quasiment incognito ; c’est pourtant le fruit d’une indécision créative et de la lassitude qui suscite intérêt et captation. Tout décousu et en cherche de structure, qu’il sonne Grasque nous permet de trouver une synth-pop dénuée d’artifices.

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9 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Wolfmother: « Victorious »

Le « stoner-rock » est un genre qui n’a jamais disparu et il se trouvera toujours des jeunes musiciens avides de fuzz et de jams, de riffs qui tuent et adorateurs de Led Zeppelin.
Wolfmother fait partie de cette « église », un groupe trop pop pour les fans de « metal » et trop bizarre pour prétendre atteindrs les sommets des charts.
Ce quatrième album voit le groupe collaborer avec de musiciens de sessions et persévérer dans un registre qui rend hommage aux premiers cités mais aussi à Uriah Heep et Black Sbbath.

Le combo s’offre pourtant avec succès quelques incursions hors de sa zone de confort avec une approche vers l’indie acoustique (‘Pretty Peggy ») ou un « Baroness » qui va s’infiltrer du côté de chez Lenny Kravitz.
Victorious semble être ainsi un album charnière dans la carrière de Andrew Stockdale ; peut-être que cela représentera une échappée vers le mainstream, ou peut-être aura-t-on la même histoire d’un Wolmother qui demeurera éternellement ce combo trop étrange pour vivre et trop rare pour mourir.
***1/2

9 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire