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Animal Collective: « Painting With »

À regarder de près, ou même si notre attention est volatile, on ne peut qualifier de « banale » une nouvelle production de Animal Collective. Ils sont toujours regardé de l’avant, rarement en sens inverse mais quand ils sortirent Centipede Hz en 2013, un sentiment se fit jour : une incapacité à pouvoir se renouveler à l’aulne des précédents, Strawberry Jam et Merriweather Post Pavillon.

Un écoute rapide pourra justifier ce constat dans la mesure où la première impression que procure Painting With est celle d’un enregistrement maladroit. Si on prend en compte le fait que le groupe est désormais réduit à un trio, il était normal que le travail ici soit plus primitif.

Le combo de Baltimore s’abstient en effet ici de tout penchant pour les passages « ambient » étendus ; souvent complexe en termes de construction, la musique va opter pour quelque chose de plus élémentaire, le plaisir en soi.

Le son va devenir alors beaucoup plus « fun » en témoignent le tapageur titre qui ouvre le disque, « Floridada » où l’entretoise déjantée sur « Spilling Guts ».

La cadence de l’album ne montre aucun signe de ralentissement et chaque composition semble baigner dans un climat d’urgence. Accompagné de structures soniques plus dépouillées et de textes où les préoccupations alternent l’abstraction et le lyrique (les dinosaures, le conflit en Ukraine et la division Nord-Sud sur le continent américain , Animal Collective nous présentent à nouveau un opus qui donne à réfléchir et qui y parvient sans peine.

***1/2

8 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

James Harker: « The Ebb and Flow »

The Red Room était le nom du « debut album » de ce jeune artiste de Sheffield et dont l’éducation musicale se résume au piano, à la scène et à la composition. Un an plus tard, en 2013 sortit un EP, Anecdote, puis Harker format un duo pop électronique avec le producteur Vast.

Sa manière de composer est devenue de plus en plus concise (les plages sont devenues moins longues) et ses textes plus personnels et introspectifs tout en conservant un aspect facétieux permettant de souffler un peu.

Le résultat en et un impact plutôt immédiat et on trouve sur ce disques des morceaux mémorables set optimistes. On pense à Belle & Sebastian ou Divine Comedy (« Alligator ») ou Nick Drake (le languissant d’amour « Thurndale »), ces deux titres prenant en sandwhich le magnifique « Swanbourne ».

Cette chanson est une merveille de pop orchestrale qui, rien qu’à elle seule, mérite d’être écoutée et réécoutée.

***1/2

8 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Marlon Williams: « Marlon Williams »

Il nes sera pas étonnant de trouver chez ce jeune artiste folk originaire de Nouvelle Zélande des influences où se côtoient roots, ou country rock mais aussi du mariachi punk (« Hello Miss Lonesome ») ou de la roots pop héritée de la « British Invasion » .

Mais Williams est également un vocaliste dont l’arrière- plan est celui de la musique Maori et des choeurs d’églises. Il étaye cela d’une voix élégante et romantique plus proche des crooners.

Ces mélanges dont intéressants et plutôt fluides ; si on y ajoute des moments où ne sommes pas loin d’albums comme Younger Than Yesterday ou The Notorious Byrd Brothers, ce « debut album » éponyme ne pourra qu’élargir nos horizons soniques.

***

8 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire