No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

The Frights: « You’re Going To Hate This »

The Frights fait partie de ces groupes qui, une fois un genre musical choisi, ont décidé de ne jamais en changer. En l’occurence ils décrivent leur rock comme du «  garage surf punk bordélique » ce qui en soi offre un bon nombre de variantes.

Produit par Zac Carper (FIDLAR), ce deuxième album va ainsi osciller entre hymnes vibrants façon Weezer, des popp sons agressives et « grungy (« All I Need » abordant le thème de l’amour de manière particulière), aventurées vers la psychedelia et volonté de trouver des mélodies accrocheuses (« Afraid of the Dark »).

Le combo se revendique également du rock des années 50 ; les deux cumulés imprègnent You’re Going To Hate This d’un climat accentuant la notions d’insouciance ; on pourra donc troquer sa guitare pour une planche de surf.

**1/2

7 mai 2016 Posted by | Chroniques du Coeur | Laisser un commentaire

Pity Sex: « White Hot Moon »

Si ce quatuor de Ann Arbor suscite l’intérêt, ce n’est pas seulement an raison du nom qu’il s’est choisi, Pity Sex. Leur musique, du shoegaze assez intense, peut aussi faire parler d’eux car ça n’a rien à voir avec la fuzz permanente ou le lo-fi cataclysmique que leur premier opus nous présentait.

Bien sûr, sur White Hot Moon, on discerne encore des influences issues de la mouvance My Bloody Valentine mais ce qui va compter désormais est la relation existant entre les deux leaders du combo, Brennan Greaves et Britty Drake.

Que ce soit l’un ou l’autre qui soit à la barre, qu’ils se fondent en totale harmonie (« Bonhomie ») ou qu’ils se provoquent subtilement (« Burden You ») les deux font preuve ensemble d’une alchimie indiscutable.

Volontaire ou pas, le disque a ainsi un côté conversationnel qui ne se dément jamais. Greaves cultive la facette métaphorique que peut revêtir la notion de désir avec une phrasé en drones sensuels alors que l’approche de Drake est beaucoup plus directe quand elle évoque les peines de coeur ; «  want you but I don’t want to / I’ll never say I loved you because you know I still do » l’entend-on réitérer dans des tonalités aériennes qui contrastent avec le texte.



C’est elle qui prend les devants sur l’un des meilleurs titres de l’album, « Plum », une ode dévastatrice et candide dédiée à sa mère. Nous avons ici un des rares moments où la tendresse prend le dessus sur la distorsion permettant à la poésie de la parole dite de se faire entendre avec clarté et de légitimer l’aspect hypnotisant d’une voix dont la douceur nous agace en raison de la thématique abordée.

« Pin A Star » sera également un autre morceau qui fait figure d’anomalie tant il parvient à faire coïncider grondement sous-jacent et guitares lucides aux côtés de voix claires et doucereuses.

Pity Sex ont indéniablement pris quelques risques pour nous offrir un opus qui tranche. Ils ne réinventent sans doute pas la roue mais White Hot Moon est un effort solide, surtoput comparé au premier, Feast Of Love. Si on termine en espérant que l’étincelle entre Drake et Brennan continue de scintiller, il y a des fortes chances que le disque suivant mette le feu là où on apprécie d’être chatouillé.

****

7 mai 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire