The Jezabels: »Synthia »

Avec un tel titre, il était évident que Synthia, le nouvel album de ce quatuor australien foisonnerait de synthés et de pulsations « dance », un peu moins peut-être de profondes tonalités à la guitare.
En outre, ouvrir son disque avec un morceau de huit minutes est particulièrement ambitieux mais the Jezabels s’y emploient avec fluidité, aisance et grâce.
Au niveau des textes, Synthia est une exploration de thèmes traitant du plaisir, du sexe et de la façon dont la gent féminine est capable d’affermir son pouvoir.
Sur « Smile » Hayley évoque la façon dont ladite sexualité est ainsi agencée (« Call me sexy if you want to » et « Whisper in my ear and tell me all the things you want to do ») avant de s’écriant avec un élan d’affirmation : « Don’t tell me to smile if you don’t know me, brother ! »


« Pleasure Drive » ira, lui vers une sensualité plus fusionnelle et moins heurtée avec des synthés facétieux, des percussions quasi martiales et ces lignes sexy : « I’ve got 6, 6 baby and I like your style, just need one more number and I’ll make you mine ». Le « single » va devenir alors magnétique voire acméique.
Synthia est un véritable nouveau départ pour the Jezabels. Les sons y aparaissent multipliés mais jamais ils ne semblent se confronter au disque ; c’est, au contraire, un effort de cohésion et de cohérence qui va se mettre en place. La production y est pointue comme pour parfaire ce que peut être un accomplissement ; voilà un disque qui mérite une attention plus que prononcée.
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