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DIIV: « Is The Is Are »

Is The Is Are est le deuxième album de DIIV mais ,pour le leader de ce combo de Brooklyn, Zachary Cole Smith, c’est bien plus que cela. Depuis leur premier opus, Oshin, il a été arrêté pour possession d’héroïne et est passé par une longue période de désintoxication.

Sur ce double disque Smith affronte bravement ses démons en jumelant des textes personnels avec des mélodies de guitares en pâmoison alliant morosité et enchantement. On éprouve alors un sentiment d’urgence comme si, oute la vivacité et la sécheresse de la production Smith souhaitait que les mots soient véhicule de libération.

Avec « Dopamine », par exemple, les tonalités de la six cordes sont très glitter et les vocaux mélancoliques («  Burning out / running in place / I got so high I finally felt like myself ») ou, sur « Incarnate Devil », sa voix boueuse et embrumée se confronte à des percussions rageuses et un riff de guitare paniqué.

L’amour est présent aussi ; « Under The Sun » est une chanson dédiée à la chanteuse Sky Ferrera et se présente ainsi comme un effort de rédemption ; c’est, en effet, de cela qu’il s’agit et, propre elle aussi à la thématique qui émerge de Is The Is Are, elle sera apte à illustrer ce retour à la reconstruction.

***1/2

29 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Donkeys: « Midnight Palms »

Peu de choses ont changé pour The Donkeys sur ce nouvel album, un mini an fait, Midnight Palms. On peut noter le remplacement du guitariste Jesse Gulati par Steve Selvidge de Hold Steady ce qui n’a pas considérablement modifié le son du combo.

On retrouvera celui des premiers albums avec une accentuation du rock « slacker » initial naviguant entre le brumeux et le propulsif.

« Hurt Somebody » est énergique mais c’est quand il s’aventure dans des atmosphères plus onirique que le LP fonctionne le mieux.

« Day By Day » combinera psychedelia et pop accrocheuse avec subtilité ce qui représentera une nette exploration de nouveaux angles d’attaque annonciateurs sans dote du futur du groupe.

**1/2

29 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Jezabels: »Synthia »

Avec un tel titre, il était évident que Synthia, le nouvel album de ce quatuor australien foisonnerait de synthés et de pulsations « dance », un peu moins peut-être de profondes tonalités à la guitare.
En outre, ouvrir son disque avec un morceau de huit minutes est particulièrement ambitieux mais the Jezabels s’y emploient avec fluidité, aisance et grâce.
Au niveau des textes, Synthia est une exploration de thèmes traitant du plaisir, du sexe et de la façon dont la gent féminine est capable d’affermir son pouvoir.
Sur « Smile » Hayley évoque la façon dont ladite sexualité est ainsi agencée (« Call me sexy if you want to » et « Whisper in my ear and tell me all the things you want to do ») avant de s’écriant avec un élan d’affirmation : « Don’t tell me to smile if you don’t know me, brother ! »


« Pleasure Drive » ira, lui vers une sensualité plus fusionnelle et moins heurtée avec des synthés facétieux, des percussions quasi martiales et ces lignes sexy : « I’ve got 6, 6 baby and I like your style, just need one more number and I’ll make you mine ». Le « single » va devenir alors magnétique voire acméique.
Synthia est un véritable nouveau départ pour the Jezabels. Les sons y aparaissent multipliés mais jamais ils ne semblent se confronter au disque ; c’est, au contraire, un effort de cohésion et de cohérence qui va se mettre en place. La production y est pointue comme pour parfaire ce que peut être un accomplissement ; voilà un disque qui mérite une attention plus que prononcée.
****

29 avril 2016 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire