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Clan Nugent: « Night Fiction »

Rarement peut-on trouver une situation où joie de vivre et créativité se conjuguent si pleinement : c’est là que Clan Nugent entre en jeu.

En parfaite adéquation avec la douceur et l’intimité qu’un tel titre suggère, Night Fiction sonne comme une chose fragile, dissimulée voire même embaumée dans des complexités personnelles que la voix nocturne du vocaliste suggère dans ses soupirs.

Même en apportant ainsi une légère lueur au climat neigeux qu’évoque sa disction, il semble comme chanter à tâtons sur « Lost Your Way » ou s’arcbouter face à la production touffue de « First Run ». Chaque membre de phrase est interprété avec une charge d’émotions qui pourrait faire croire que Nugent s’est senti contraint à l’écrire.

Voilà où est sise la clef expliquant le succès de ce disque ; l’étincelle brille toujours à chaque manteau de mots, en tonalités mais aussi en communications qui ne sont jamais des demi mesures.

La musicalité va alors faire corps à l’esprit ; une accord de guitare semblable à une ponctuation va faire valoir que chaque ligne est un effort et chaque moment est une libération. Night Fiction est aussi gratifiant à entendre qu’il a dû l’être à mettre bas ; plutôt que de naissance on parlera alors de renouveau.

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16 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Field Music: « Commontime »

Commontime est un disque surprenant pour beaucoup de raisons. D’abord, au égard au statut qui était celui de Field Music dans ces groupes indie à guitares au milieu des années 90 et qui e montrait plutôt timoré, on est assez ravi de les entendre produire un album qui sonne aussi dans son époque aujourd’hui.

Ensuite, si on considère cette cohorte depuis le temps qu’elle existe,on est désarçonné d’entendre si peu de six cordes. Tout juste discernera-t-on un « twang », et ceci pas avant la quatrième plage, « I ‘m Glad ».

Auparavant, et même ensuite, Commontime nous montre les frètes Brewis revenir à leurs influences premières piochées dans un catalogue datant des années 70 et 80.

« Trouble at the Lights » affiche un « break » de guitares rappelant Wings et « If Not For You », lui, la période post-glam de Bowie conjugué au funk ironique de Talking Heads.

Partout, Field Music échappe au pastiche, ce qui n’est pas si peu dire et fait preuve d’une belle confiance étayée par de charmantes harmonies et des complexités indie du plus beau tonneau.

Ce nouvel opus déchire sans fausse honte et prouve que le titre d’ouverture « The Noisy Days Are Over » n’est pas un vain mot.

16 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire