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Megadeth: « Dystopa »

À la suite d’un TH1RT3EN plutôt pompier et du très Super Collider, Dystopia se révèle être un nouvel opus relativement solide dans la discographie de ce groupe de « thrasher rock ».

Le don que possède le leader de Megadeath Dave Mustaine à composer des riffs inoubliables et à écrire des mélodies imparables semble être de retour tout comme cette faculté à écrire des titres perçante et mélodieux, la chanson titre en étant le meilleur exemple.

Ce dont Dystopia est, par contre, toujours dépourvu demeure ce côté jusqu’auboutiste qui avait fait de Endgame un opus si mémorable. On est parfois désarçonné par ce mystère qu’est de savoir pourquoi Mustaine demeure incapable de se délivrer des ses fers. On se contentera d’une réponse partielle avec un disque qui pointe vers une direction appréciable certes, à condition, toutefois d’oublier certaines imprécations ultra-droitistes.

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13 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Half Japanese: « Perfect »

Même dans ce qui est sa 5° décennie, Half Japanese continue à être ce qui constitue son essence : un briseur de conventions.Il est vrai qu’avec un premier triple album composé de 38 morceaux dont certains avaient pour titre «  T / T / T / T / T / T » ou «  Rrrrrrrrrrrrrrr », la musique ne pouvait qu’être ce à quoi on s’attendait : des bruits étranges, des sous surgis d’on ne sait où et des parties musicales qui ne s’intégraient dans aucune classification.

Perfect va assumer une fois de plus cette situation avec des arrangements fournis et corsés et une acuité toujours aussi pénétrante de ce qu’est la vision du monde de Jad Fair.

Le phrasé est nasal, les thèmes qui se manifestent (l’amour indéfectible, la persévérance) s’écarte ainsi aisément des clichées de leur universalité.

« Listen to Your Heart » et « That’s Called Love » mêlent habilement naïveté volontaire et profondeur madrée et, si la section rythmique semble un peu épouser le mode du sermon, la métrique s’apparente à celle du jazz et évite la pop construite sur un schéma préconçu.

À cet égard, le « closer », « That’s Right », en déconstruisant consciemment le canevas de l’épique, remet en cause les platitudes de la musique en mettant en scène celles du quotidien.

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13 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Pop. 1280: « Paradise »

Le titre Paradise se doit d’être interprété ironiquement car, pour ce combo de Brooklyn, la démarche est de promouvoir la subversion de façon sonique. Pop .1820 sont donc devenue des maîtres à nous proposer un rock industriel infesté de scories et une imagerie de cyberpunk dystopienne.

Si ce disque prône l’élévation, celle-ci se situe ailleurs, dans les bas-fond et Chris Bug vomit et crache ses vocaux traitant d’aliénation à grands coups de rythmiques tribales et de guitares engluées dans des bruits de statiques.

« In Silico » et « Kingdom Come » sont imposantes, à l’inverse la chanson titre et « Pyramids On Mars », si ils évoluent dans un climat toujours aussi angoissant, le font de façon plus évocatrice grâce à des synthés aux textures sombres parvenant ainsi à apporter nuance plus « ambient » aux cascades de guitares.

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13 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

King Charles: « Gamble for a Rose »

King Charles a fait ses débuts en musique indie avec un album, Loveblood, qui était empli de mélodies provocatrices et agréables à l’oreille et de chorus simples et accrocheurs. L’opus fut suffisamment noté pour que Laura Marling et Marcus Mumford y contribuent.

Gamble for a Rose en est presque totalement le contraire. On décèle néanmoins quelques similarités, par exemple des textes incroyablement inventifs qui rappelleront ceux, romantiques, qui parsemaient The Geat Gatsby de Francis Scott Fitzgerald.

Ainsi, alors que la majeure partie de Loveblood était enlevée et respirait la joie, l’essentiel de Gamble for a Rose est dépouillé et perclus de chagrin. Il faudra, dès lors, s’habituer à cet alliance entre des mélodies complexes à la guitare et les cordes visant à créer une atmosphère pour s’imbiber de cette métrique poétique qui s’étaye sur la formule conventionnelle du couplet/refrain.



Chose ainsi faite, et effet de surprise passé on ne pourra que noter un considérable manque de variété. L’album est consistant dans la mesure où ses compositions sont prises sur un tempo lent, sec et véhicule souvent un climat déprimant. On a ici l’impression que le chanteur vient de sortir d’une relation et, même si les textes sont originaux et expressifs les chorus sont d’une platitude qui sonne le recyclé.

King Charles semble ici s’orienter vers le « mainstream » et confirmer la thèse que, souvent les deuxièmes albums ne marquent aucune amélioration par rapport aux premiers. Gamble for a Rose est un opus agréable à écouter ; il ne parvient toutefois pas à nous interpeler.

**1/2

13 avril 2016 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire