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Yout Friend: « Gumption »

Si le EP Jekyll/Hyde de Taryn Miller (Your Friend étant son nom de plume) était un exercice plus que satisfaisant en matière de climats « downbeat » on ne pourra qu’être surpris par la facilité avec laquelle Gumption s’éloigne aussi drastiquement de ce mode initial.

Auparavant sa musique hésitait entre dépouillement retenu façon Explosion in the Sky et vocaux faisant étalage de grands sentiments à la She Keeps Bees ; ici elle semble être décidée à plonger dans un inconnu relatif où se font discerner drones, loops et enregistrements pris sur le terrain.

Le titre d’ouverture, « Feathering », est plaisant et plaintif ; des voix qui dérivent et s’enroulent autour de guitares en « twang » et de plages harmoniques mais ce sera sur « To Live With » que le synthé trouvera vraiment sa place.

 

Suivi d’un loop menaçant qui semble servir de toile de fond à une série B, il s’engouffre ensuite dans des acrobaties vocales (« Desired Things ») puis le climat sombre qu’apportent les percussions tribales et les incantations de de « Nothing Moved ».

La chanson-titre ajoutera une brève lueur mais conservera sa tonalité onirique et « I Turned In » terminera presque un opus où règnent contemplation, deuil et ces questions non encore résolues qui sont le propre d’un album encore inégal.

11 avril 2016 Posted by | Quickies | | Laisser un commentaire

Triptides: « Azur »

Azur nous propose une balade réconfortante dans les royaumes soniques des tonalités de guitares bien propres et de de vocaux qui vous bercent doucement. Bien sûr, on reconnaîtra ici une passion pour les rythmiques rock à deux temps, des cymbales caressées et de percussions dont la rapidité est comme un envol léger.

Le soleil de Californie a de toute évidence déversé ses rayons sur le psychédélisme de Triptides qui ont ici assemblé une bien plaisante collection de titres.

Malheureusement les riffs et accroches ne sont pas toutes à la hauteur et aucune composition ne se singularise particulièrement. Seul, « Tranlsucen » parviendra à nous entraîner dans un bain électronique un peu plus complexe ; c’est un peu tard car nous en sommes à l’avant dernier morceau.

*1/2

11 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

EZTV: « Calling Out »

Écouter le « debut » album de EZTV, Calling Out, c’est comme jouir d’un jour d’été. Le disque dans son intégralité nous prodigue une douce chaleur réminiscente des années 60 : vocaux nous rappelant Ray Davies, mélodies insidieuses, et cette façon toute particulière de faire chaque plage se fondre vers l’autre comme oulevée par une légère brise. En fat on pourrait carrément comparer EZTV aux Kinks tant les chansons sont impérieuses sans être impératives.


Calling Out nous propose un mix bien équilibré de chansons sur lesquelles on pourrait danser le bop («  (« Pretty Torn Up », « The Light ») et d’autres avec qui on ne pourrait que se sentir une consanguinité (« Hard To Believe », « Everything Is Changing »).

Le premiers vers se « Blue Buzz », «  Loneliness will make you age faster than you want to » montre que le combo ne s’éloigne pas de la thématique classique des peines de coeur, mais, en dépit de cet aspect monocorde, chaque titre se veut plaisant et agréable à l’oreille.

Malgré une certaine longueur Calling Out est un bien bel entremet pour une belle après-midi entre soleil et brise.***

11 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Dandy Warhols: « Distortland »

Si le précédent album des Dandy Warhols nous donnait la sensation que le groupe se mordait un peu la queue, ce neuvième enregistrement, Distortland, nous rassure sur la pèche que Courtney Taylor-Taylor semble avoir retrouvé.

Du simple et irrésistible riff de guitare sur « Tou Are Killing Me » en passant par le surprenant exercice de funk qu’est « Styggo » , les expérimentations soniques et rythmiques tiennent le haut du pavé.

Les guitares en distorsion du titre d’ouverture, « Search Party » justifient effet le titre que le combo à donné à l’album, mais il a aussi le mérite de nous introduire à des vocaux en reverb assez différents de la voix traînant à laquelle nous étions habitués .

« Semper Fields », ensuite, continuera sur cette même veine avec des climats contrastés qui annonceront ces variations de profondeurs et de tonalités qui apportent une nouvelle singularité au groupe.

Nos musiciens de Portland semblaient quelque peu dans une impasse ; le fait de vouloir se débarrasser de toute attitude et jeu sur les simulacres est preuve que on peut enfin comprer avec eux.

***1/2

11 avril 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire