No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Last Days Of April: « Sea of Clouds »

La musique des Suédois de Last Days Of April se situe entre The Wannadies et The Eagles. Il s’agit donc d’un rock alternatif qui n’éprouve aucune réticence à échanger son répertoire avec de la musique plus « middle of the road » et qui parfaitement heureux de nous délivrer des tintements polis et des considérations honnêtes et spontanées.

Ainsi résumé, le combo n’effrayera rien ni personne bien que des titres comme « The Artist », « Oh Well » ou « The Thunder & The Storm » s’élèvent un peu un dessus de la moyenne en matière de « songwriring ». Seule la musicalité des morceaux élève un peu le niveau sans, toutefois, soulever les foules.

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27 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Courtney Barnett: « Sometimes I Sit and Think and Sometimes I just Sit »

Le truc, quand on s’évertue à écrire des textes de type « slacker », c’est d’essayer d’éviter le quotidien et sa banalité et de lui donner un côté « borderline » qui va au-delà de la surface anodine pour que les-dits textes soient perçus comme suffisamment malins pour surprendre celui qui écoute et l’emmener vers une démarche où il se défait d’une t’elle étiquette pour prendre la chose plus au sérieux au point de vouloir se l’approprier. C’est ce à quoi Courtney Barnett excelle et son premier album, Sometimes I Sit and Think and Sometimes I just Sit, parvient à combiner une esthétique réduite à sa plus simple expression à un engagement et un mode de vie cool et gauchiste qu’elle réitère avec constance.

Ce sont ces expressions presque adultérines qui séduisent et nous permettent d’accepter des phrases comme « elle le regarde de bas en haut avec un froncement de sourcils injecté de Botox » ou « mon monologue intérieur est saturé, griffé et à la dérive » et tisse ainsi une toile prenant à contre pied cce à quoi on s’attend quand on l’écoute.

Ceci, conjugué à une habileté à dépeindre le monde au travers d’un univers composé des petits détails les plus sordides, fait qu’on l’imagine aisément aux côtés du Velvet Underground, de Nirvana ou, pour l’humour et un voyage dans les contrée de l’absurde, Stephen Malkmus.

***1/2

26 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Widowspeak: « All Yours »

On ne compte plus le nombre de combos « dream pop » charmants qui trouvent de plus en plus de mal à se créer une niche qui leur permette de se singulariser. All Yours n’a pourtant aucun problème à le faire : en effet, malgré des effets rebattus (guitares chargées de reverb, tonalités « shoegaze »), on a droit à de séduisantes et légères impulsions country.

Les vocaux de Molly Hamilton sont, ainsi, flottants mais scandés de manière détachée ce qui a façon d’inclure l’auditeur dans une thématique centrée sur la notion de perte. Les arrangements instrumentaux servent alors de base et sonnent comme une autre voix signifiant qu’un mouvement a bel et bien lieu.



Un morceau comme « Coke Bottle Green » est accrocheur en diable avec ses mélodies servies par une guitare acoustique douceâtre dont le carillon nous offre un écho apaisant alors que la chanson titre et « Girls » met en avant une section rythmique robuste. Il s’agit ici d’un disque adapté aux longues randonnées, une musique d’atmosphère agréable à écouter tant qu’elle se borne à un rôle de fond sonore nous rappelant ainsi que, derrière, une musique continue d’être façonnée et que l’élément humain est toujours présent.

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26 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Langhorne Slim & The Law: « The Spirit Moves »

Langhorne Slim est indubitablement excentrique mais il ne donne jamais ennuyeux. Cet nouvel album est la preuve qu’il n’est jamais effrayé de s’aventurer vers de nouveaux sommets. Précédemment sobre et installé à Nashville, il fait équipe avec l’ingénieur du son Andrija Tokic pour enregistrer dans le studio de ce dernier, le Bomb Shelter.

Slim se montre ici très introspectif avec un hybride de rock, pop et de folk qu’il conduit au banjo. Le tout résonne de manière profonde et très arty, par exemple les mariachi sur « Spirit Moves » ou un « Men Again » évoquant Paul Simon.

Positivité donc, même quand il se repent (« Strangers ») ou qu’il fait face à une réalité un peu sombre sur « Southern Bells ». Sa voix basculera alors vers des tonalités propres à Neil Young ; ce sera un point d’orgue à ce changement d’approche, signe et symbole de renaissance.

***1/2

26 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Wish Vehicles: « Celestogramme »

L’ex leader de Violet Vector, la talentueuse Amanda Lindsey, n’a jamais paru se reposer sur ses lauriers « psychédéliques » avec cet opus solo qui la voit émuler avec grâce R.E.M. et engager à la production Mitch Easter (Game Theory).

Le résultat est un un psyche-pop tempêtueux tempéré par un clavecin omniprésent qui, toutefois, permet d’éviter les éléments les plus folk de l’instrument. Le riff de « ‘Bos Taurus’ est crasseux à souhait et « Wake Up Tonight » ouvre le disque avec un rock du plus bel effet.

Lindsay est, en outre, diplômée d’archéologie et de biologie et on a l’impression que toutes ces études se déversent dans une musique d’une manière inattendue. Son « debut album », à ce titre (Wish Vehicles), est consumé de métaphores littéraires et ses chansons pop atteignent à une profondeur cosmique.

Wish Vehicles est un excellent « crossover » entre des tonalités à la Kyuss et la pop hypnotique de Deerhoof.

***1/2

26 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

The Joy Formidable: « Hitch »

Quelle que puisse être la formule magique pour capturer le son et le climat « live » quand vous enregistrez un disque en studio, il est difficile d’imaginer le préparation profonde et méthodique qu’il est nécessaire de mettre en place pour y aboutir.

C’est pourtant ce à quoi s’emploie The Joy Formidable sur un troisième album pour lequel il a fallu ni plus ni moins qu’une année où, cloisonnées dans leur natif Pays de Galles, ils décidèrent d’enregistrer Hitch.

Le groupe a toujours été capable de créer une aura particulière, celle-ci n’est pourtant pas ici celle d’une présence qui habiterait une scène de concert. L’expérience est, pourtant, libératrice voire même engageante dans le processus exploratoire qui l’anime et elle favorise indubitablement des éléments qui vont bien au-delà du fait de vouloir simuler un spectacle.

Hitch est, ni plus ni moins, la collection de chansons plus plus énorme et courageuse qu’il soit donné d’entendre tant elle réussit à rafraîchir certaines enluminures des deus précédentes tentatives et nous emmène directement vers ce qui constitue la source la plus vive et organique du trio. Ainsi, la rythmique infatigable de « he Last Thing On My Mind » déborde de fluidité luxuriante an dépit d’un schéma blues-metal qui vient épouser des légères touches de claviers avant de germer en un embrouillamini de feedback bruitiste.

Sur un titre à l’image de « Radio Of Lips » le brillant sonique est éclatant et donne même aux guitares un reflet étincelant.

Alors que Wolf’s Law avait vu le combo se lancer de manière propulsive dans ce qui avait trait au son ; Hitch nous les présente prêts à s’embarquer pour une odyssée encore plus élevée.

Ce ne seront pourtant pas les riffs très alt-rock sur lesquels on s’attardera pour souligner la confiance qui anime The Joy Formidable mais plutôt la profondeur brumeuse, sombre et furtive qui imprègne les compositions, cet brouillard blafard qui enveloppe les sentiers que nous parcourons.

En travaillant de cette manière sur une variété de styles et d’humeurs, Hitch nous prouve qu’il n’a besoin de rien d’autre pour passer la surmultipliée sans faire brouter son moteur.

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26 mars 2016 Posted by | Chroniques du Coeur | | Laisser un commentaire

Mike and The Melvins: « Three Men And A Baby »

Cet album était, à l’origine, destiné à une pause que le chanteur/bassiste Mike Kunka, avait décidé de faire par rapport à son groupe, godheadSilo. Ensuite il rejoignit The Mevins, un trio mené par Buzz Osborne.

Il est difficile de savoir pourquoi ce disque ne vit pas le jour tant sa sortie, prévue il y a 17 ans, résonne aujourd’hui de manière assez particulière si on considère que ce laps de temps est plutôt bref par rapport à l’histoire de ce qu’est le rock.

Thee Men And A Baby est pourtant engageant dans la façon qu’il a de mêler lourdeur et légèreté et de résonner de façon atemporelle.

« Bummer Conversation » est vigoureux mais « A Dead Pile Of Worthless Junk » est beaucoup plus ciselé que ne le suggère son titre. Une reprise de Pil, « Annalisa », vaut bien mieux que l’original. Au total, cet opus est une délice pour ceux qui ont cumulé un certain nombre d’années, au oreilles des autres qui ont tout autant de printemps.

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25 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire