Cashavelly Morrison: « The Kingdom Belongs To A Child »

Quand un artiste entre dans le segment Americana, il est confronté aux mêmes écueils ; ceux qui sont liés à être répétitif. Ceci peut s’exemplifier au niveau des influences ou de la ré-interprétation plate indissociable de ce qui a précédé.
Cashavelly Morrison, chanteuse et « songwriter » native de la Virginie s se lance pourtant à cœur perdu dans cette mouvance sur son premier album, The Kingdom Belongs To A Child.
La différence est néanmoins de taille par rapport à d’autres, son disque est terriblement hanté et triste, un peu à l’instar de Bon Iver, avec une diction qui n’est pas sans rappeler une musicienne comme Loretta Lynn.

Cette expérience, conjuguée à une narration emplie d’émotion (« Emory »), lui permet de rompre avec les fers du passé et de s’apparenter à des à d’autres interprètes comme Sun Kil Moon (« Breakwater »).
Grâce à cet alliage de douceur et de menace, d’humanité et de noirceur, Morrison fait montre d’une singularité remarquable et d’une approche qui la fait appréhender ses récits comme autre chose que de simples objets de beauté.

***1/2

 

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