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Magnet School: « The Art of Telling the Truth »

Le terme « indie-rock » englobe de nombreuses connotations, en la personne de Magnet School ce qui prime c’est la géographie puisque ce groupe de Austin sonne comme si «enregistrer un disque était comme jouer dans un bar et se balancer des idées musicales jusqu’à ce qu’elles sonnent à qui mieux mieux.

La tonalité générale est celle de des ineties avec peu de place pour des enluminures numériques, un peu comme si la technologie s’était arrêtée en cette époque.

Cela n’ôte rien à la qualité des compositions, ainsi l’ « opener », (« We Were Golden ») est une ballade qui allie sincérité et beauté. Ce titre montre qu’il est possible de concilier gros son avec instrumentation basique et il exemplifiera le déroulé du disque dans son intégralité.

« Double Agent » les accords de guitares sont frappés de manière grandiose, un peu comme si la combo venait de découvrir une baguette magique et trouvé recette et désir d’aller plus loin. Chaque plage sera telle un révélation, y compris l’ironique « British Monuments » qui se plonge avec délice dans le son de la pop britannique des années 60.

The Art of Telling the Truth est bien ce qu’il annonce ; il nous propose une vérité sans ambages qui a le mérite d’être indissociable des décennies.

***1/2

29 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Cashavelly Morrison: « The Kingdom Belongs To A Child »

Quand un artiste entre dans le segment Americana, il est confronté aux mêmes écueils ; ceux qui sont liés à être répétitif. Ceci peut s’exemplifier au niveau des influences ou de la ré-interprétation plate indissociable de ce qui a précédé.
Cashavelly Morrison, chanteuse et « songwriter » native de la Virginie s se lance pourtant à cœur perdu dans cette mouvance sur son premier album, The Kingdom Belongs To A Child.
La différence est néanmoins de taille par rapport à d’autres, son disque est terriblement hanté et triste, un peu à l’instar de Bon Iver, avec une diction qui n’est pas sans rappeler une musicienne comme Loretta Lynn.

Cette expérience, conjuguée à une narration emplie d’émotion (« Emory »), lui permet de rompre avec les fers du passé et de s’apparenter à des à d’autres interprètes comme Sun Kil Moon (« Breakwater »).
Grâce à cet alliage de douceur et de menace, d’humanité et de noirceur, Morrison fait montre d’une singularité remarquable et d’une approche qui la fait appréhender ses récits comme autre chose que de simples objets de beauté.

***1/2

 

29 mars 2016 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire