The Cult: « Hidden City »

Hidden City est le dixième album dans la carrière de The Cult et le troisième d’une trilogie que nous propose désormais le combo après Born Into The City (2007) et Choice of Weapon (2012). Le noyau du groupe reste le vocaliste Ian Asbury et Billy Duffy à la six cordes. Bien qu’il y ait eu une pléthore dans son line-up depuis de nombreuses années The Cult ont toujours eu un don pour composer des titres iconiques comme « She Sells Sanctuary », « Love Removal Machine » ou « Spiritwalker ». Sur cet opus, ils sont fidèles à leur tradition de nous offrir quelques joyaux mais se révèlent aussi moins constants en matière d’inspiration et d’excellence.

L’entame se fait sur des percussions issues du Burundi (« Adam and the Ants » (sic!) pour se fondre dans un « Dark Energy » qui nous montre que Ashbury est toujours apte à évoquer son terrain de guerre indien habituel, les réserves Peaux Rouges (« tribes are all dancing »). Il continue donc à explorer cette spiritualité au travers de sa musique sachant que c’est au fil des années qu’on demeure en apprentissage et en découverte.

Hidden City,tout comme sa chanson titre, peuvent être ainsi comme une métaphore sur la vie spirituelle et la lumière qui sont à l’intérieur de nous , non la quête d’une validation externe mais plutôt d’une épiphanie qui serait sise au plus profond de chacun de nous. Ashbury nomme cela « l’individuation » et affirme que celle-ci est dotée de nombreuses strates.

Pour étayer cette démarche pour le moins absconse, Ashbury s’appuie, sursla section centrale du disque) sur une triplette de plages vigoureuses, « Hinterland » est un opus particulièrement frappant dans la façon dont il est construit et ses références à la lignement de notre planète qui se devrait être en phase avec le mouvement des autres. « G O A T (Greatest of All Time) » la partie la plus punchy du disque verra la chanteur pousser sa voix sur les registres les plus puissants possible avec Ashbury et Duffy décharger ses riffs de la manière la plus impitoyable dont il semble capable. Pour suivre, « Deeply Ordered Chaos » affiche un tempo plus lent mais tout aussi menaçant avec un Violence in my head I’m a European » qui font référence à l’assaut mené contre Paris et aux massacres en Syrie.

« Dance The Night » nous rappellera que tout ne doit pas donner sens et se vouloir profond tant il est possible de se satisfaire des éléments les plus dansants que la musique peurt nous apporter et « Avalanche of Light » est révélateur d’une tentative pas nécessairement vaine d’éclaircir un peu nos humeurs grâce à son chorus irrésistible.

Par moments pourtant la guitare et les percussions, toutes étincelantes qu’elles soient, ont tendance à shunter les vocaux et, conjuguées à quelques compositions qu’on pourra aisément oublier, font de Hidden City un opus qui tend à s’éterniser. Quand l’album se terminera sur une ballade, (« Sound and Fury »), on se dit que ça n’est pas vraiment pour cela qu’on a envie d’écouter The Cult.

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