Courtney Barnett: « Sometimes I Sit and Think and Sometimes I just Sit »

Le truc, quand on s’évertue à écrire des textes de type « slacker », c’est d’essayer d’éviter le quotidien et sa banalité et de lui donner un côté « borderline » qui va au-delà de la surface anodine pour que les-dits textes soient perçus comme suffisamment malins pour surprendre celui qui écoute et l’emmener vers une démarche où il se défait d’une t’elle étiquette pour prendre la chose plus au sérieux au point de vouloir se l’approprier. C’est ce à quoi Courtney Barnett excelle et son premier album, Sometimes I Sit and Think and Sometimes I just Sit, parvient à combiner une esthétique réduite à sa plus simple expression à un engagement et un mode de vie cool et gauchiste qu’elle réitère avec constance.

Ce sont ces expressions presque adultérines qui séduisent et nous permettent d’accepter des phrases comme « elle le regarde de bas en haut avec un froncement de sourcils injecté de Botox » ou « mon monologue intérieur est saturé, griffé et à la dérive » et tisse ainsi une toile prenant à contre pied cce à quoi on s’attend quand on l’écoute.

Ceci, conjugué à une habileté à dépeindre le monde au travers d’un univers composé des petits détails les plus sordides, fait qu’on l’imagine aisément aux côtés du Velvet Underground, de Nirvana ou, pour l’humour et un voyage dans les contrée de l’absurde, Stephen Malkmus.

***1/2

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