No BS: Just Rock & Roll!

Tant qu'il y aura du Rock!

Darwin Smith: « Double Down »

Résidant à New York, Darwin Smith revient ici avec un nouvel album de refrains excentriques fait pour accompagner des compositions des compositions et des vidéos musicales du même tonneau. Double Down est son troisième opus et il nous présente ici le musicien adoptant une attitude façon Ridely Scot, à savoir en quasi cinémascope, pour un nous délivrer son dessein.
Celui-ci comprend, tout comme chez le réalisateur, des suites semblables à celles de Alien, notables non pas tant par des changements dans une formule, mais par les gribouillages qu’il y inscrit. On retrouve donc des petites éléments, jetés avec parcimonie, métaphores malaisées à percevoir, ou choses si évidents qu’elles ne peuvent que nous parler.

 
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Le tout est agrémenté de riffs évidents et éclatants contrastant avec des schémas qui vous flanquent la chair de poule ou, à l’autre extrémité du spectre des émotions, s’emploient à développer empathie, voire pathos.
Rien à dire ou à redire si ce n’set qu’il faudra brancher son détecteur de radars pour les dénicher.
**1/2

11 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Alex G: « Beach Music »

Alex Giannascoli écrit des chansons qui sont comme des poèmes issus de réflexes, sortes de spasmes corporels, vifs, spontanés et essentiels. Beach Music est son septième opus en cinq ans et cette méthode développe toujours un dilemme qui perdue toujours chez lui ; comment concilier travail d’archivage et approche spontanée ?
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Depuis DSU l’année passée, ce petit prodige de Philadelphie a quitté la fac, signé chez Domino et c s’est oncentré à plein temps sur la composition musical comme pour montrer, sous un vernis rugueux, une disposition à la désinvolture ambitieuse et tirer avantage des circonstances dont il a décidé de profiter.

Des titres comme « Salt » une lente, et lumineuse ballade devenant funèbre et imprévisible, « In Love », qui sonne comme un testament endeuillé au piano épaulé par une trompette vivace, mènent toutes Alex G vers un territoire où la fascination se veut  invasive sans, néanmoins, se montrer intrusive.

Ailleurs, « Thorns » nous réintroduira dans une mélancolie à la Elliott Smith et « Brite Boy » nous promènera en en un duo plein de souffle venteux.

Enfin, « Bug » nous ramènera aux sources de Sebadoh ; effet garanti dans un laps de temps de deux minutes et demi ; point charnière entre mobilité et assouplissement.

***

11 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Blitzzen Trapper: « All Across The Land »

Blitzen Trapper est un autre des ces combos n’ayant aucune réticence à tabler sur un retour des jours bénis du rock and roll. Leur succès est lié au fait qu’ils ne sont pas que régurgiter les sons de leurs groupes favoris des 70’s mais qu’ils synthétisent un grand spectre d’influences en quelque chose qui ne peut apporter que réconfort tout en n’étant pas esclave de tel ou tel artiste.

Le titre ouvrant All Across The Land,  leur huitième album, pille sans vergogne du côté des riffs heavy de Lynyrd Skynyrd et The Black Crowes en passant par le « Open The Hills And Far Away » de Led Zeppelin. Le reste est délivré avec un enthousiasme qui fait plaisir dans la mesure où il parvient à s’en extraire en puisant dan l’ironie et le détachement du rock indé.

La pratique est intrinsèquement imités mais elle explique pourquoi beaucoup de fans regrettent ces temps où elle tait la panacée du rock. On regrettera que l’accent mis sur les six cordes ne soit pas poussé à fond mais on appréciera le phrasé tamisé quoi qu’un peu générique du chanteur Eric Earley, proche de Dylan ou de Neil Young.

Au total les influences folk l’emportent largement sur les riffs acérés et amorcent même un virage vers le country rock des Flying Burrito Brothers ou autres ; il s’avèrera empreint de clichés, il le fait avec cette bonne humeur qui teinte de reflets rosâtres une rencontre entre Don Henley ou Bruce Sprinsgteen.

***

10 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | , | Laisser un commentaire

Julia Holter: « Have You In My Wilderness »

Que ce nouvel album de Julia Holter arrive entre saisons convient parfaitement à une humeur centrée sur le passage du temps et la lente entrée vers les mois ls plus sombre, .est opportun car on l’y voit aspirer à une certaine clarté alors que l’ombre s’approche et on se sente en hésitation entre émerveillement et incertitude.

Tout y est merveilleusement nuancé et sous entendu comme cette rencontre de voix et démotions pleines de cette magie subtile qui ne peut être feinte.

 

Alors que le disque est élégant Holter nous présente un état sauvage puissant et fascinant grâce à des arrangements captivants. « Lucette Stranded on the Island » mêle poigne glacée et luxuriance dramatique alors que « Velasquez » est un carnet fait de de dérives musicales et de diversions cinématographiques.

Have You In My Wilderness est le moment où elle sort des labyrinthes et des linceuls et nous dévoile un éclat plus ancré dans une réalité. Il ne s’agit pas de La Réalité même mais juste de cet instant où elle est encore sans inhibitions et pleine de cette vitalité qui majestueuse qui va très vite sombrer dans les brouillards

***1/2

10 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Peaches: « Rub »

Rub voit Peaches revenir vers ce son électro puriste et, en même temps, plus crade, rouillé et méchant et proche de XXX auquel Peaches nous a habitués.
Kim Gordon et Fzist y font ici des apparitions en qualité d’invités mais c’est ce que Peaches effectue qui s’avère des plus intéressant. L’humour semble en être parti et cette évaporation se remarque particulièrement sur un « I Mean Something » ponctué d’interjections autoritaires.

La spirale s’exerce alors vers le bas et la destruction dans laquelle des odes à la sexualité de groupe et des chansons de ruptures terrifiantes accentuent la noirceur du ton. Celle-ci ne sera que brièvement distraite que sur un « Vaginoplasty » teinté d’une lassitude où le besoin de reconstruction apporte une lueur bien faiblarde  mettant encore plus en exergue  cette absence d’aménité qui constitue le disque
***

10 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Kurt Vile: « b’lieve I’m going down »

Ce nouvel album est sans doute le point de rencontre naturel entre le sinistre Smoke Ring For My Halo et le plus robuste Walking On A Pretty Daze. b’lieve I’m going down nous fait en effet découvrir Kurt Vile dans un état de langueur particulier où il nous délivre lentement des vérités toutes simples ornées de confessions et de vœux pieux dont on ne peut que souhaiter la réalisation.

Ce format nous est familier et impérieux et il sonne comme un testament délivré sur plus d’une heure abordant ce en quoi l’art est, par essence, malléable et donc soumis aux diverses humeurs de son auteur.

Ainsi, « Pretty Pimping » est un bel exemple de fausse piste musicale, un clin d’oeil facétieux remplacé très vite par les ruminations maussades auxquelles on se serait attendu de par le titre du disque.

« Bad Omen » est pourtant étonnamment guilleret alors que « Tha’s Life » est presque une ode à l’acceptation des choses. Ce sont sur ces déviations mineures, en particulier une utilisation imaginative du piano que l’album va ainsi trouver matière à prospérer.

Dans son ensemble ou dans ses détails les plus minutieux, Kurt Vile continue d’épaissir une palette qui trouve joie dans la mélancolie et une certaine exaltation où Lou Reed et Todd Rundgren continueraient à s’assembler.

***1/2

10 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire