John Grant: « Grey Tickles, Black Pressure »

Que conclure du fait que ce nouvel album de John Grant soit le plus enlevé alors que l’artiste est en pleine crise existentielle ? Même sur un registre confessionnel toujours aussi sombre, le chanteur vivant désormais en Islande qui avait révélé en 2013 être séropositif (Pale Green Ghosts) décide ici d’errer du côté de l’humour.

La phrase d’ouverture est débité sur un ton impassible ; « I did not think I was the one being addressed ». Il évoque ensuite «  hemorrhoid commercials on the TV set », les textes nous mettant en garde de la tonalité que va aborder Grey Tickles Black Pressure.

Celle- ci s’articule autour de petits constats plutôt que de grosses révélations et est accentuée par un phrasé habile et des observations qui, connotées fortement dans le temps, lui donnent une facture fortement personnelle. Grant parvient pourtant à citer Joans Baez, GG Allen, Angis Dickinsen et Charlene Tilton en une seule ligne.

Le son va englober alors des références familières : le ballades au piano si évocatrices des années 70, la dance pop, de l’electro-funk et du post-punk façon Suicide.

La production met an valeur les qualités les plus grinçantes de l’album même si les émotions sont dissimulées sous une façade sardonique : l’impression qui perdurera alors autour de ce chaos qui fait partie, au fond, de ce qui est propre à l’humanité. C’est ce dernier facteur qui nous fait opter conséquemment sur le sensation que, en approchant l’âge mûr, John Grant est, enfin, une personne libérée.

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