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Autre Ne Veut: « The Age Of Tranparency »

Arthur Ashin exige sans doute que l’on sache tout de lui puisque le nouvel et troisième album de son groupe Autre Ne Veut se nomme The Age Of Yransparency. Artiste toujours à l’avant garde, il concseptualise la notion que, même si (ou parce que) elle s’avère honnête, une oeuvre est intrinsèquement devenue une marchandise.

 
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Dans sa vison idéaliste il reconnaît ainsi l’échec inévitable qu’est le désir de représenter son moi le plus profond. On ne sera donc pas surpris d’y trouver des jaillissements électroniques et le constat que nous avons avoir à ce qui est pour lui une trilogie incomplète lourdement déconstruite et semblable aux enregistrements originaux d’un vieux groupe de jazz.
La tentative consiste ici alors à exécuter une réplique de cette arificialité ; on comprend alors pourquoi la dissonance convient au musicien d’autant qu’elle représente un équilibre entre intimité silencieuse et abrasion bruitiste.
On cherchera éventuellement une transcendance sonique sans être néanmoins assuré de la dénicher.
**1/2

11 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Darwin Smith: « Double Down »

Résidant à New York, Darwin Smith revient ici avec un nouvel album de refrains excentriques fait pour accompagner des compositions des compositions et des vidéos musicales du même tonneau. Double Down est son troisième opus et il nous présente ici le musicien adoptant une attitude façon Ridely Scot, à savoir en quasi cinémascope, pour un nous délivrer son dessein.
Celui-ci comprend, tout comme chez le réalisateur, des suites semblables à celles de Alien, notables non pas tant par des changements dans une formule, mais par les gribouillages qu’il y inscrit. On retrouve donc des petites éléments, jetés avec parcimonie, métaphores malaisées à percevoir, ou choses si évidents qu’elles ne peuvent que nous parler.

 
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Le tout est agrémenté de riffs évidents et éclatants contrastant avec des schémas qui vous flanquent la chair de poule ou, à l’autre extrémité du spectre des émotions, s’emploient à développer empathie, voire pathos.
Rien à dire ou à redire si ce n’set qu’il faudra brancher son détecteur de radars pour les dénicher.
**1/2

11 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire

Alex G: « Beach Music »

Alex Giannascoli écrit des chansons qui sont comme des poèmes issus de réflexes, sortes de spasmes corporels, vifs, spontanés et essentiels. Beach Music est son septième opus en cinq ans et cette méthode développe toujours un dilemme qui perdue toujours chez lui ; comment concilier travail d’archivage et approche spontanée ?
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Depuis DSU l’année passée, ce petit prodige de Philadelphie a quitté la fac, signé chez Domino et c s’est oncentré à plein temps sur la composition musical comme pour montrer, sous un vernis rugueux, une disposition à la désinvolture ambitieuse et tirer avantage des circonstances dont il a décidé de profiter.

Des titres comme « Salt » une lente, et lumineuse ballade devenant funèbre et imprévisible, « In Love », qui sonne comme un testament endeuillé au piano épaulé par une trompette vivace, mènent toutes Alex G vers un territoire où la fascination se veut  invasive sans, néanmoins, se montrer intrusive.

Ailleurs, « Thorns » nous réintroduira dans une mélancolie à la Elliott Smith et « Brite Boy » nous promènera en en un duo plein de souffle venteux.

Enfin, « Bug » nous ramènera aux sources de Sebadoh ; effet garanti dans un laps de temps de deux minutes et demi ; point charnière entre mobilité et assouplissement.

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11 octobre 2015 Posted by | Chroniques "Flash" | | Laisser un commentaire